Jarno Zaffelli : « Il y avait l'option de changer l'Eau Rouge » au Grand Prix de Belgique

Jarno Zaffeli a expliqué la réfection et le resurfaçage du GP de Belgique. (F. Gooden/Panoramic)

Le président de Dromo Circuit Design Jarno Zaffeli a participé à la réfection de Spa-Francorchamps, notamment sa partie la plus célèbre, qui a finalement été conservée dans son tracé originel.

Dromo Circuit Design est une entreprise spécialisée dans la réfection et le resurfaçage des circuits qui a oeuvré à Zandvoort, au Castellet ou encore à Silverstone. À Spa-Francorchamps, elle est intervenue sur l'enchaînement Eau Rouge-Raidillon ainsi que sur les virages Bruxelles (8) et Jacky-Ickx (9), désormais doublés avec un tracé spécifique pour la moto, les voitures (dont la F1) suivant exactement la même piste qu'avant.

« De quoi Dromo s'est-il occupé lors de la rénovation du circuit ?
Nous sommes arrivés à un moment où le design du circuit et les prestataires étaient déjà choisis et nous avons été chargés des changements d'asphalte avec un mélange particulier créé spécifiquement pour Spa. Au départ, nous devions refaire le virage 9 (Ickx) et sa version motos avec lissage des vibreurs et resurfaçage mais pour le même budget on a pu changer le goudron du virage précédent (Bruxelles). Puis on a refait l'Eau Rouge, au niveau du vibreur également, et tout le Raidillon.

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Qu'avez-vous apporté sur cette partie ?
Les limites du tracé sont exactement les mêmes. En deux dimensions c'est pareil mais pas en 3D. La géométrie a changé. Pour nous, la piste est un tapis auquel on peut donner une forme selon ce qu'on veut faire faire aux voitures ou aux motos. Là, nous avons notamment supprimé les bosses. Lors des 24 Heures de Spa (une épreuve GT), on ne voyait plus les voitures talonner et rebondir. Comme c'était plus sûr, elles pouvaient adopter une trajectoire plus directe aussi, ce qui avait rendu l'endroit un peu plus rapide.

La rumeur a couru d'un nouveau tracé sur cette partie...
En novembre, il y avait l'option de changer le tracé. Elle avait été validée par la commission du circuit pour être testée virtuellement. Mais avec la météo hivernale ici, il n'y avait pas le temps de le réaliser entre novembre et mars. La décision finale a été de changer juste l'asphalte. Si vous modifiez un tel endroit, vous n'arriverez pas à satisfaire tout le monde, donc c'était mieux de dire : on va arranger cette version-là plutôt que d'en refaire une autre.

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À quoi ressemblait ce tracé alternatif ?
Je ne peux pas en parler dans le détail (sourire). Le but de la FIA était de ralentir l'Eau Rouge. Mais cette idée venait aussi de la perception qu'on avait ensuite un virage rapide où on pouvait perdre le contrôle de la voiture. Or depuis six mois, ça n'arrive plus. Si ça continue ainsi, la volonté de changer le tracé pourrait évoluer et peut-être disparaître. »