Jean-Aimé Toupane : « On va oser, essayer »

Jean-Aimé Toupane, sélectionneur de l'équipe de France. (N. Luttiau/L'Équipe)

Le sélectionneur de l'équipe de France Jean-Aimé Toupane attend des deux confrontations à venir face à la Belgique (vendredi à Pau et dimanche à Courtrai) de voir une évolution dans l'intensité mise par ses jeunes joueuses. Il attend qu'elles conservent leur spontanéité dans les semaines à venir.

« Vous allez jouer deux matches en trois jours face au même adversaire, en ayant perdu en cours de semaine Sandrine Gruda, votre capitaine (forfait). Qu'attendez-vous de ces deux oppositions ?
En premier lieu, je suis satisfait de voir que les joueuses évoluent, sportivement mais aussi dans l'état d'esprit. Il nous manque des joueuses importantes mais le groupe vit bien, celles qui sont là se donnent et ont à coeur de relever les défis. Je veux voir une équipe de France avec beaucoup d'intensité, de volonté de bien faire. Notre philosophie : défendre fort et courir. Si on arrive à faire ça... On a vu que les équipes qui sont au-dessus au plus haut niveau ont toutes cela dans leurs bagages. À l'entraînement, on répète les efforts. Et en le faisant, on devient endurant. Il y aura des erreurs évidemment, mais on va essayer de les corriger.

« Il faut les laisser oser, et tenter. On ne peut pas les dénaturer »

Votre groupe est jeune, très jeune. Ce qui suggère une part d'insouciance en plus du manque d'expérience. Cela peut-il être un problème ?
Ce n'est pas évident, il n'y a pas de recette pour trouver le juste équilibre. Cela dépend des personnalités. La précocité des joueuses est là aussi. Beaucoup d'entre elles ont des vrais rôles en club à 18 ans. Elles ont beaucoup d'envie. Si on enlève cette part d'insouciance aux jeunes, peut-être qu'elles n'arriveront plus à jouer. Il faut les laisser oser, et tenter. On ne peut pas les dénaturer.

Il n'y a toujours pas d'objectif clairement établi et avec les forfaits, on peut être amené à penser que l'équipe de France reverra ses ambitions à la baisse en Australie. La compétition va-t-elle se transformer en laboratoire de développement pour les jeunes ?
Je suis partagé. Je ne veux pas me réfugier derrière ce terme, laboratoire. La Fédération a toujours eu de l'ambition dans toutes les compétitions disputées. On veut aller le plus loin possible, on veut faire podium. On ne part pas du principe que s'il manque une joueuse cela change les choses. On va oser, essayer. Et on tirera les leçons à la fin de la compétition. On veut aller au plus haut niveau, passer le premier tour, les quarts.

Marine Johannès vous a rejoint en cours de semaine. Comment va-t-elle être réintégrée ?
Quand elle est rentrée, on lui a donné la possibilité de voir ses parents. Elle est revenue ravie, et a passé les tests médicaux. Elle aurait pu revenir plus tard mais c'était sa volonté de se fonder dans le groupe. On ne la verra pas contre la Belgique, à Pau ou à Courtrai, c'est trop tôt. Mais elle sera sur les terrains sur la fin de préparation à Sydney.

Sarah Michel a été nommée capitaine, alors qu'Alexia Chartereau était vice-capitaine de Sandrine Gruda. Pouvez-vous expliquer comment s'est effectué le choix ?
Quand je suis arrivé, on avait échangé avec Sandrine et nous avions choisi une vice-capitaine plus jeune pour qu'il y ait une forme de transmission avec la jeune génération. Sarah était co-capitaine. Sandrine n'étant plus là, on a choisi, en concertation avec Alexia qui estimait ne pas avoir les épaules assez solides pour l'instant pour avoir ce rôle, de passer le capitanat à Sarah. Ça a été une décision prise en concertation avec les joueuses. Sarah a un leadership très important. Elle est ravie de prendre le flambeau. »

lire aussi

Toute l'actualité du Basket