Jean-Marie Sifre démissionne de la présidence de l'Union des clubs féminins et charge la Fédération

Jean-Marie Sifre dirigeait l'UCPHF depuis sa création en 2018. (L'Équipe)

Le président de Paris 92, Jean-Marie Sifre, a annoncé jeudi sa démission de l'Union des clubs professionnels de handball féminin (UCPHF), estimant que « la relation de confiance avec les dirigeants de la Fédération n'existe plus ».

Les présidents des clubs féminins n'ont plus de président. Jean-Marie Sifre, qui dirigeait depuis sa création l'Union des clubs professionnels de handball féminin (UCPHF), a démissionné jeudi de la tête de l'instance, dénonçant publiquement la dégradation de la relation entre les clubs et la Fédération française de handball.

À la veille de la reprise du Championnat de Ligue Butagaz Energie, vendredi, c'est un nouveau signe du malaise fédéral après la démission fracassante, fin juillet, de l'ensemble de la Commission nationale de contrôle de gestion (CNCG), le gendarme financier des clubs de la Fédération.

Patron du club de Paris 92, Sifre avait été élu président de l'Union des présidents de clubs de D1 en 2013. En 2018, il avait été à la base de la création de l'UCPHF, structurée pour négocier les accords sectoriels. Avec les associations de joueurs (AJPH) et d'entraîneurs (7 Masters), elle était parvenue l'an passé à la signature de la convention collective du handball féminin, une première historique dans le sport féminin professionnel français.

Son autre grand combat était l'autonomie de la Ligue féminine de handball, qui organise le Championnat de France. Contrairement à son homologue masculine (Ligue nationale de handball, LNH), la LFH demeure sous la tutelle de la Fédération. Et, aux yeux de Sifre, il n'y a désormais plus rien à attendre sur ce plan-là depuis l'élection de Philippe Bana à la tête de la FFHB il y a deux ans.

« Malheureusement, les récentes décisions prises par la FFHandball ne vont pas dans ce sens, et au contraire, renforcent les compétences des instances fédérales au détriment de celles de la LFH et confirment que nous n'avons rien à espérer des dirigeants actuels pour le développement du handball professionnel féminin, dénonce le dirigeant dans un communiqué. [...] J'ai la conviction que les clubs ne sont plus écoutés au sein de la LFH et que la relation de confiance avec les dirigeants de la FFHandball n'existe plus. »

Jean-Marie Sifre précise qu'il souhaite continuer à s'investir dans le dialogue avec les partenaires sociaux du handball féminin.

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