Jean-Michel Guillon après le dépôt de plaintes de Lapandry : « Je ne suis pas en colère »

Jean-Michel Guillon, président de l'ASM Clermont-Auvergne. (P. Lahalle/L'Équipe)

Mis en cause par Alexandre Lapandry, Jean-Michel Guillon, président de l'ASM Clermont Auvergne, assure que son staff n'a pas eu une attitude inhumaine et tend la main au joueur.

Jean-Michel Guillon (président de l'ASM Clermont Auvergne, après le dépôt de plaintes d'Alexandre Lapandry) : « Sur le plan juridique, j'en resterai à ce que nous avons dit dans le communiqué officiel ("À l'heure où nous parlons, nous n'avons aucune confirmation officielle concernant ces dépôts de plainte"), mais j'aimerais parler d'Alexandre. D'abord, cette souffrance qu'il exprime, je l'ai ressentie en tant que dirigeant de club et je peux comprendre cette révolte qui se matérialise à travers son action en justice. Mais je maintiens qu'il a été accompagné pendant deux ans. Ce n'était pas simple car, quand un joueur doit arrêter sa carrière, il y a une violence psychologique difficile à affronter.

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La discussion à propos de l'IRM (le joueur reproche au club de ne pas lui avoir proposé cet examen), je l'ai eue avec Alexandre. Quand on suit tous les protocoles classiques de World Rugby, l'IRM n'est pas la première chose qu'on est amenés à faire. C'est la répétition de ses symptômes qui, grâce à l'avis d'un professeur que nous connaissons bien et qui est encore lié à l'ASM (le docteur Chazal), a amené Alexandre à passer cette IRM.

J'avais conscience qu'il ne pourrait pas rejouer et je lui ai proposé d'intégrer le staff sportif de l'ASM. Il avait certes une incapacité de travail, mais mon idée était qu'il se projette sur l'après-rugby et qu'il continue à être suivi médicalement par l'ASM. Avant son accident, il était dans un programme de formation avec une entreprise de la région. Je lui avais dit que s'il avait trop de pression en étant entraîneur, il pourrait rebasculer sur ce contrat. Ces exemples montrent qu'on lui a proposé des choses concrètes.

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Le dernier élément, c'est un message pour Alex. Je veux lui dire que je ne suis pas en colère. C'est un joueur emblématique du club, il a remporté deux boucliers de Brennus (en 2010 et 2017) avec nous, mais au-delà des qualités de jeu, ses qualités humaines ont toujours été reconnues. Mais je ne voudrais pas qu'on dise que l'ASM a eu une attitude inhumaine. Aujourd'hui, on pourrait entrer dans une forme de confrontation car on se retrouve devant les tribunaux, mais je vois les choses autrement. Il sera toujours un joueur emblématique et la porte du club lui sera toujours ouverte. C'est comme cela qu'on envisage le rapport avec les anciens de chez nous. »