Jean-Pierre Caillot (Reims) « assume pleinement » ses propos sur l'arbitrage français

Deux jours après sa violente charge contre l'arbitrage français, en marge du match nul contre Lyon (1-1), le président du Stade de Reims Jean-Pierre Caillot a maintenu ses propos dans « L'Équipe de Greg » et les a étayés.

Samedi, Jean-Pierre Caillot avait fustigé l'arbitrage de Jérémy Stinat, coupable à ses yeux d'avoir commis plusieurs erreurs d'appréciation, lors du match nul concédé à domicile contre Lyon (1-1). Joint par téléphone dans « L'Équipe de Greg », le dirigeant rémois persiste et signe. « C'est tabou ce que je dis, je sais que je vais prendre cher à la Commission de discipline avec tout ce que j'ai dit, mais je l'assume pleinement. Si vous saviez le nombre de messages que je reçois des autres présidents qui me disent que je dis tout haut ce que tout le monde pense tout bas. »

Caillot s'est notamment attaqué au manque d'uniformité des décisions arbitrales sur les terrains de Ligue 1. « Je demande une politique claire avec des décisions qui sont les mêmes sur tous les terrains... Ça fait trois matches de suite où les décisions arbitrales ne sont pas cohérentes car les mêmes causes n'ont pas entraîné les mêmes effets », a-t-il dénoncé.

« Les arbitres sont des portes de prison qui n'acceptent même pas de dialoguer »

Concernant les possibilités de faire évoluer la situation actuelle, le président du Stade de Reims s'est montré plutôt pessimiste. « Ça fait 20 ans que je suis président, ça fait des années que je rencontre les arbitres et qu'on fait des réunions avec eux... Ce sont des bonnes personnes, je ne remets pas en question leur honnêteté et leurs compétences. Quand on les rencontre, les discussions sont normales. Mais sur le terrain, ça se passe autrement. Les arbitres sont des portes de prison qui n'acceptent même pas de dialoguer. Aujourd'hui, nos relations avec l'arbitrage français nous interdisent d'avoir un dialogue (constructif), ce qui aboutit à une grosse incompréhension. »