Jeu de paume - Bernard Giudicelli : «Un devoir de mémoire» envers la tradition du jeu de paume

L'Equipe.fr
Le président de la Fédération française de tennis (FFT), Bernard Giudicelli, a été condamné mardi par le Tribunal de grande instance de Lyon pour ses propos tenus envers Gilles Moretton. Giudicelli a annoncé dans la foulée son intention de faire appel.

Alors que la Coupe Davis de la paume se déroule actuellement Bernard Giudicelli, président de la FFT, estime que la tradition du jeu de paume doit être entretenue.«Vous avez évoqué l’idée que les espoirs du tennis français viennent tester ponctuellement le jeu de paume. Quelle importance accordez-vous à cette discipline ?On souhaite mettre l’accent sur la culture tennis et il nous semble important que les jeunes générations connaissent le sens du jeu, le sens du décompte des points aussi, par exemple pourquoi on dit : «Avantage dehors», etc. A l’image d’un Gaël Monfils qui va s’amuser à jouer au padel, nous ferons en sorte que nos espoirs aillent essayer le jeu de paume, de façon ludique. Qu’ils s’amusent avec leur histoire, qu’ils sachent qu’ils ont des ancêtres. Il y a une notion d’héritage ?On peut parler de devoir de mémoire, le devoir de rendre à ceux qui ont fait l’histoire de notre sport. J’avais été marqué, à Tokyo, lors du premier tour de Coupe Davis, par le discours du capitaine de l’équipe du Japon, qui avait expliqué que, pour lui, la France évoquait notamment le jeu de paume.Mais aujourd’hui presque plus personne n’y joue…C’est devenu assez confidentiel mais c’est une tradition très française, à entretenir. C’est une discipline qui a été un peu marginalisée mais elle fait partie de la famille. Même si le tennis a été codifié par le Major Wingdield (un militaire gallois qui s’est inspiré dans les années 1870 du jeu de paume), on peut s’enorgueillir que notre ancien «jeu des rois» se soit popularisé. L’histoire du jeu compte à ce point ?Nous avons à la FFT une élue en charge de la culture et ce n’est pas par hasard. Je peux vous annoncer d’ailleurs que nous allons confier une mission particulière à Fabrice Santoro. Il va veiller à la beauté du (futur) stade (Roland-Garros), à son esthétique, à sa cohérence, qu’il s’agisse des emplacements ou de la colorimétrie. Nous comptons aussi mettre en place un parcours muséal dans le futur Roland-Garros. Les objets qui étaient exposés dans le Musée du tennis seront disséminés un peu partout dans le stade.»

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