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Jeux Olympiques Tokyo 2021 : Bea Ortiz, quand un passe-temps familial devient un rêve olympique

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La joueuse de water-polo Bea Ortiz Muñoz a grandi à Rubi (Espagne) avec ses deux frères. Avec l’aide de ses parents, elle a pu réaliser son rêve de participer aux JO de Rio en 2016.

Le sport a toujours joué un grand rôle dans la vie de Beatriz Ortiz. Dès son plus jeune âge, ses parents lui ont inculqué les valeurs du sport, bien qu’ils n’auraient jamais imaginé qu’elle devienne athlète de haut niveau. Elle a commencé par la gymnastique en parallèle de sa scolarité jusqu’à l’âge de 10 ans. Mais ses deux frères pratiquaient le water-polo, et la cadette de la famille a été attirée par ce sport, une tradition dans sa ville d’origine de Rubi (Espagne).

C’est ainsi que ses parents ont dû se rendre quotidiennement à la piscine. "L’organisation n’était pas facile. Ma femme conduisait l’un de nos enfants à la piscine, je le récupérai, puis elle en déposait un autre. On a fini par faire trois ou quatre allers-retours par jour, soit plus de 20 km, pour que les trois aillent à la piscine."

Pour autant, David et Lola, les parents de "Bea" ont soutenu leurs enfants dans ce sport avec enthousiasme, et pendant plusieurs années, la famille Ortiz Muñoz a nagé dans le bonheur. Le secret ? S’investir à 100 %. "Les conduire à l’entraînement et aux compétitions était un plaisir, on en a tiré beaucoup de satisfaction. Au final, mon sacrifice en tant que père a consisté à les conduire à la piscine et à les soutenir lors des tournois. De plus, j’étais délégué pour Bea et ses frères au club de natation de Rubi, donc je voyageais beaucoup avec eux, et quand j’assistais aux matchs de Bea, ma femme accompagnait nos fils à leurs compétitions respectives", raconte le père de la joueuse espagnole.

Ses premiers pas en sport de haut niveau et un coup de fil surprise

Les premières années, Bea a pratiqué le water-polo comme un passe-temps, avec ses amies. À l’âge de 15 ans, en catégorie cadettes, les choses sérieuses ont commencé et l’équipe nationale l’a sélectionnée. Les distances jusqu’à l’entraînement se sont rallongées, car Bea devait se rendre à l’équivalent espagnol de l’INSEP, le CAR (Centro de Alto Rendimiento) à Sant Cugat afin de commencer à côtoyer l’équipe espagnole.

Heureusement, la nouvelle piscine n’était située qu’à 20 minutes de chez elle, donc elle pouvait s’y rendre seule. "Je prenais souvent le train jusqu’au CAR parce que mes parents travaillaient le matin, et comme j’étais plus grande, ils me laissaient y aller si j’étais accompagnée. Beaucoup de sportifs du CAR ont fini par se rendre ensemble à l’entraînement, ça égayait les trajets. Dans l’après-midi, après l’entraînement, ils venaient me récupérer", se souvient la numéro 4 de la sélection espagnole, entraînée par Miki Oca.

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Évidemment, tout n’était pas parfait. La famille Ortiz Muñoz a dû faire preuve de patience et d’esprit de sacrifice face à des hauts et des bas causés par les blessures et les (non) sélections en équipe nationale. "Ne pas être sélectionnée en équipe nationale ou se blesser, tout cela a été source de grandes déceptions chez Bea, et la voir aussi mal a été très difficile pour nous, ses parents", déclare Lola Muñoz.

Tout a changé avec l’annonce de la sélection pour l’équipe de water-polo féminine des Jeux Olympiques 2016 à Rio de Janeiro. À leur grande surprise, le nom de Bea Ortiz figurait sur la liste. "C’est mon plus beau souvenir. C’était très émouvant car on ne s’attendait pas à ce qu’elle soit sélectionnée, mais elle était sur la liste. On garde aussi de très bons souvenirs des Championnats du monde à Budapest en 2017, car on a assisté à la demi-finale et à la finale", se souvient David Ortiz.

Le frisson de la première fois

L’heure était venue de se rendre à Rio avec ses 12 coéquipières. Bea s’apprêtait à faire ses débuts aux Jeux olympiques, mais ni David, ni Lola n’ont pu se rendre dans la capitale brésilienne. Ça ne les a pas empêchés de bouillonner d’excitation depuis leur salon, à Rubi, dès la cérémonie d’ouverture : "Voir la délégation quitter l’Espagne, puis voir notre fille défiler dans le Stade olympique nous a beaucoup émus."

Deux jours plus tard, l’équipe de Miki Oca a joué son premier match. "Les minutes qui ont précédé le premier match ont été compliquées, car on a quitté le village olympique bien avant le début du match, ce qui est inhabituel aux Jeux. Ça vous laisse tout le temps d’angoisser, de réfléchir, et j’étais extrêmement nerveuse", se souvient Bea.

L’organisation n’était pas un problème pour cette famille de Rubi, et les six heures de décalage avec Rio de Janeiro n’ont pas empêché les parents de Bea d’être scotchés devant leur télévision tous les deux jours pour regarder leur fille. "Peu importe l’horaire, je regardais ma fille jouer. On était si fiers de la voir participer aux Jeux", déclarent ses parents. Malheureusement, tout ne s’est pas déroulé comme prévu et en quart de finale, elles ont perdu face à la Russie après avoir dominé pendant une grande partie de la rencontre, voyant ainsi leurs chances de médaille s’éloigner. Au final, elles ont dû se contenter de la cinquième place aux Jeux de Rio. "On était très déçus car tout se passait très bien, mais passer aussi près d’une médaille est déjà une réussite en soi, au même titre qu’une participation aux Jeux", déclare Lola.

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