Jeux Paralympiques - Bilan de la nuit - Du bronze tricolore en aviron et haltérophilie... Ce que vous avez raté cette nuit (29 août) aux Jeux Paralympiques de Tokyo

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Trois nouvelles médailles de bronze sont venues s'ajouter à la moisson française dans la nuit de samedi à dimanche, deux en aviron (Nathalie Benoit en skiff et le quatre de pointe avec barreur mixte) et une en haltérophilie (Souhad Ghazouani). Aviron Double dose de bronze La France avait qualifié trois bateaux sur quatre possibles pour ces Jeux Paralympiques, elle quittera le canal de Sea Forest avec deux médailles de bronze. À 41 ans, après l'argent à Londres et une pause dans sa carrière, Nathalie Benoit a décroché le bronze à Tokyo. Souffrant d'une sclérose en plaques depuis qu'elle a 18 ans, l'Aixoise évolue en skiff. « Cette médaille, c'est beaucoup de soulagement et de joie, réagissait-elle. J'étais extrêmement stressée avant, mais j'avais beaucoup visualisé la course. Je savais que tout le monde partirait vite, l'objectif était de rester dans son bateau. Je ne me suis pas affolée. Après, en ayant pris un peu d'avance, j'ai pu contrer les attaques. »

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Un peu plus tard, c'est le quatre de pointe avec barreur qui s'invitait à la troisième place. Une embarcation mixte, en termes de personnalités, de handicaps, d'expérience aussi, qui se compose d'Erika Sauzeau (39 ans), Margot Boulet (31 ans), Remy Taranto (39 ans), Antoine Jesel (39 ans) et du barreur Robin Le Barreau (28 ans). Les deux jeunes femmes l'ayant intégré il y a un an et demi, le bateau ne cesse de « progresser, prendre de l'expérience à chaque sortie, pour apprendre à évoluer tous ensemble le plus rapidement possible », résumait Margot Boulet avant de s'envoler pour Tokyo.

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Et cette ancienne du GIGN, victime d'un accident de parachute, d'ajouter après avoir reçu sa médaille... et plongé le barreur dans l'eau : « C'est beaucoup d'émotions, beaucoup de joie, de soulagement aussi. On fait ce qu'on voulait faire. » Antoine Jesel lui emboitait le pas : « Il n'y a pas de secret : c'est beaucoup de travail, d'abnégation, de confiance, de sérénité. Du travail physique que l'on fait chacun de notre côté, mental aussi avec une préparation spécifique. Et des compromis. De la bonne humeur, du lâcher prise. On s'est identifié aux indestructibles et ça a fonctionné. On s'est approprié chacun un personnage et ça nous a donné beaucoup de force. » lire aussi Pluie d'étoiles Dommage, en revanche, pour Perle Bouge (43 ans), qui n'aura pas réussi avec son nouveau binôme, Christophe Lavigne (50 ans) à décrocher une nouvelle médaille en deux de couple mixte, après l'argent de Londres et le bronze de Rio (associée alors à Stéphane Tardieu). Disputer la finale B (3e en 9'10''85) était loin de la consoler. « Je ressens de la frustration. Je ne venais pas aux Jeux pour ça. Je savais que ça allait être dur. Ce n'est pas le même bateau qu'à Londres et Rio, je savais qu'il fallait se battre avec nos armes. On a travaillé fort techniquement pour compenser la différence physique, tentait-elle d'analyser, un mélange de sanglots et de rage dans la voix. Mais ça n'a pas suffi. On est aux Jeux Paralympiques, pas à la régate de Cazaubon. Il y a une exigence. Le podium était inatteignable pour nous, en toute honnêteté. Il faut reconnaître... J'ai l'impression d'être sur un vélo avec des petites roulettes, d'apprendre à ramer, à propulser un bateau. Ces Jeux... ça va être dur à digérer. Ce sera le pire souvenir que je garderai. » Christophe Lavigne, lui, évoque une « grosse déception » : « Quand on s'est lancé dans le projet il y a trois ans, on a qualifié le bateau en faisant un podium aux Mondiaux. On a travaillé, on s'est beaucoup investi. Mais quand on arrive ici, qu'on voit qu'on est complètement impuissant à faire avancer le bateau, c'est hyper compliqué. Il y a un gros décalage entre ce qu'on ambitionnait et la réalité. Ça fait mal. Après, je n'ai pas le même vécu que Perle, je participe miraculeusement à 50 ans aux Jeux Paralympiques, j'essaie de prendre le bon côté. » Haltérophilie Souhad Ghazouani en bronze L'haltérophile Souhad Ghazouani a décroché la médaille de bronze grâce à une barre à 132 kg. La Brésilienne Mariana D'Andrea et la Chinoise Xu Lili la devancent avec des barres respectives à 137 et 134 kg.

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À 39 ans, l'athlète atteinte d'un spina bifida dès sa naissance décroche ainsi la 5e médaille paralympique de sa carrière : une d'or (2012) deux d'argent (2004 et 2016) et désormais deux de bronze (2008 et 2021). Triathlon Pas de podium Au lendemain du titre d'Alexis Hanquinquant et de l'argent décroché par Annouck Curzillat et sa guide Céline Bousrez, le triathlon tricolore s'est contenté de jolis accessits. Première médaillée française de ce sport aux Jeux de 2016 (3e en catégorie PT4), Gwladys Lemoussu (32 ans), amputée de l'avant-bras gauche à la suite d'une agénésie de naissance, a terminé à la 6e place à Tokyo, alors que Yannick Bourseaux prenait la 10e place chez les hommes. Dans les catégories fauteuil, Ahmed Andaloussi et Alexandre Paviza ont respectivement terminé 5e et 10e, alors que Mona Francis prenait la 6e place. lire aussi Toute l'actu des Jeux Paralympiques Judo Helios Latchoumanaya en place de 3 En -90kg, et après une victoire inaugurale sur le Japonais Haruka Hirose, le judoka Helios Latchoumanaya (21 ans) a été battu par l'Iranien Vahid Nouri.

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« Je suis dégouté, il n'y avait aucune action. Juste il me marche sur le pied. Du coup je ne peux pas reculer et je tombe tout seul. Pour moi, ça ne mérite pas de marquer. Mais je ne suis pas arbitre. Voilà, c'est fait. Je visais clairement le titre, je vais me battre pour la place de 3. Mais, perdre comme ça, je n'en suis pas fier. » Rendez-vous à partir 9h30 en France pour une éventuelle médaille de bronze. Athlé Pierre Fairbank en finale Si Nicolas Brignone n'est pas passé, Pierre Fairbank se qualifie pour la finale du 400m T53 (atteint d'une poliomyélite, il évolue en fauteuil), avec un nouveau record d'Europe (48''70). Sa finale est prévue aux alentours de 13 heures en France.

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« J'étais encore en 48''88 il n'y a pas si longtemps. Je suis surpris, agréablement surpris, commentait le Néo-Calédonien de 50 ans, en quête d'une 9e médaille paralympique sur ses 6es Jeux, 21 ans après son seul titre. Le niveau est serré, à part le premier qui est en dehors de notre sphère. Ça va être chaud pour la 2e ou 3e place. Je devais relâcher un peu, mais j'ai dû accélérer à la fin, je sentais que ça dépassait, que les autres revenaient. »

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