Jeux Paralympiques - Cyclisme sur piste - Marie Patouillet, en bronze en poursuite individuelle, première médaille pour la France dans les Jeux Paralympiques de Tokyo

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La cycliste Marie Patouillet (33 ans) a décroché, ce mercredi matin, la première médaille de l'équipe de France aux Jeux Paralympiques de Tokyo : du bronze lors de la poursuite individuelle. Et dire qu'elle n'a débuté le cyclisme qu'il y a trois ans. Ce mercredi matin, vers 7h30 en France, Marie Patouillet a très largement dominé la Néo-Zélandaise Nicole Murray dans la petite finale de la poursuite individuelle (C5 3000m) pour s'offrir la médaille de bronze et ouvrir le compteur des Bleus sur les Jeux Paralympiques de Tokyo. À 33 ans, cette médecin peinait à mesurer l'exploit réalisé sur le vélodrome d'Izu : « Je suis ravie, j'espère que pleins d'autres athlètes français vont suivre derrière. Je crois que je ne réalise pas trop. Premiers Jeux, première épreuve, première médaille... Peut-être que sur le podium je réaliserais un peu plus quand je l'aurai dans les mains. Je suis hyper satisfaite de mes deux efforts aujourd'hui, un record perso et une deuxième poursuite pas ridicule du tout, juste une seconde derrière mon record. Avec la pression, les émotions qu'il y a, c'est juste génial. »

Plus tôt dans la nuit, la jeune femme qui est née avec une malformation de la cheville gauche limitant ses mouvements (agénésie partielle) et trois orteils au lieu de cinq, avait amélioré son record personnel (3'38''088). « C'est plutôt un bon temps, mon meilleur temps, déclarait alors la protégée de Grégory Baugé, le nonuple champion du monde qui l'entraîne à Créteil. Étrangement, j'y suis allée avec le couteau entre les dents. Très vite j'ai commencé à avoir mal aux jambes, il ne fallait pas que je lâche. Je suis contente, ça a payé. » Marie Patouillet, médaillée de bronze en poursuite individuelle (C5 3000m) « J'ai fait de mon mieux pour être à ma place » À l'instant de réagir à chaud, Marie Patouillet avait justement une pensée pour tous ceux qui l'accompagnent au quotidien, mais ont dû rester en France en raison des restrictions sanitaires. « Ils m'ont portée, ils ont fait en sorte que je sois prête aujourd'hui. J'ai fait de mon mieux pour être à ma place », souriait-elle incrédule. lire aussi Les Jeux Paralympiques de Tokyo officiellement ouverts En revanche, quelques minutes plus tard, le tandem formé par Alexandre Lloveras et Corentin Ermenault, en tête jusqu'à un tour de l'arrivée, a buté sur le podium en poursuite individuelle (B 4000m), battu par les Polonais dans la petite finale (4e). lire aussi Toute l'actualité des Jeux Paralympiques

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