Jeux Paralympiques - Jeux Paralympiques : à la découverte de l'équipe de France de cyclisme

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Après avoir brillé sur piste, les Français s'élancent dans les épreuves de paracyclisme sur route des Jeux de Tokyo, à partir du 31 août, avec de vraies chances de médailles. Présentation des Bleus en lice. Kévin Le Cunff (C5) : course en ligne, contre-la-montre Longtemps membre du peloton valide, malgré deux pieds bots et un mollet atrophié, au sein notamment de l'équipe Saint Michel-Auber 93, Kévin Le Cunff n'a pas réussi à retrouver de contrat professionnel en fin d'année dernière. L'occasion était toute trouvée pour faire sa transition vers le paracyclisme. Un choix payant, puisqu'il a décroché une médaille de bronze dès ses premiers Championnats du monde. À 33 ans, il sera aligné sur les deux épreuves individuelles. Katell Alençon (C4) : course en ligne, contre-la-montre Pratiquant le vélo depuis ses 5 ans, avec ses deux frères, Katell Alençon n'a jamais abandonné sa passion, même après son amputation tibiale, en 2011 et continue à « vivre, dormir et manger vélo ». De retour à la compétition deux ans plus tard, 9e du contre-la-montre et 7e de la course en ligne aux Jeux Paralympiques de Rio, la Finistérienne est venue à Tokyo chercher une médaille, son « Graal », sur les deux épreuves.

Alexandre Léauté (C2) : course en ligne, contre-la-montre Premier champion paralympique de cette quinzaine tokyoïte, avec l'or sur la poursuite individuelle, Alexandre Léauté veut accroître son pécule sur route. Double champion du monde sur le chrono et la course en ligne, le Costarmoricain, 20 ans seulement, a toutes les cartes en mains pour faire une razzia au Japon. Victime d'un AVC à sa naissance, qui l'a laissé avec une hémiplégie du côté droit, il vit actuellement son rêve : « faire du vélo à temps plein ».

Élise Marc (C3) : course en ligne, contre-la-montre Déjà du voyage au Brésil en 2016, Élise Marc, 33 ans, brillait alors en paratriathlon, où elle a été sacrée triple championne d'Europe et double championne du monde. Mais sa catégorie n'étant pas représentée dans la discipline à Tokyo, la double amputée tibiale a fait le choix de s'aligner en paracyclisme, qu'elle a privilégié à l'aviron après avoir poncé son home-trainer durant le confinement. Elle aura toutes ses chances pour une médaille, notamment en chrono. Florian Jouanny (H2) : course en ligne, contre-la-montre, relais Handicapé depuis un accident de ski à 19 ans, Florian Jouanny a rendez-vous avec son destin, dix ans plus tard, à Tokyo. Habitué du dépassement de soi, premier tétraplégique européen à boucler un Ironman, après près de 15 heures d'effort, l'Isérois tentera d'aller décrocher « une, voire deux médailles » sur cette olympiade, après avoir été bronzé à deux reprises aux derniers Championnats du monde sur un handbike adapté à son handicap, alors qu'il est privé de motricité sur ses membres inférieurs.

Alexandre Lloveras (MB) : course en ligne, contre-la-montre Accompagné de l'expérimenté pistard valide Corentin Ermenault, Alexandre Lloveras est passé tout près de la médaille sur piste, finissant notamment 4e de la poursuite. Le duo retente sa chance sur les épreuves sur route et a déjà glané l'or sur le contre-la-montre, mardi matin. Le Lyonnais, déficient visuel voyant au quotidien « comme dans un trou de serrure », a découvert le vélo pendant une rééducation en 2018, avant de devenir redoutable sur un tandem.

Loïc Vergnaud (H5) : course en ligne, contre-la-montre, relais Mordu de football, Loïc Vergnaud a continué à pousser le ballon rond même après l'accident sur son lieu de travail qui lui a sectionné une partie de la jambe droite. Membre de l'équipe de France de foot en béquilles, ce passionné de sport s'est trouvé une nouvelle passion en 2017, avec le handbike, qu'il pratique d'abord en loisir avant de se lancer dans la compétition. Double vice-champion du monde en 2021, à 42 ans, il vise une moisson à Tokyo, bien lancée avec l'argent du chrono. lire aussi Ce que vous avez raté cette nuit (31 août) aux Jeux Paralympiques de Tokyo : le cyclisme en fête Riadh Tarsim (H5) : course en ligne, contre-la-montre, relais Non sélectionné en 2016 pour Rio, Riadh Tarsim va découvrir les Jeux Paralympiques en 2021, à 47 ans. Après avoir perdu l'usage de ses jambes dans un accident de ski, ce chef d'entreprise se plonge intensément dans le sport, pratiquant d'abord le handibasket, puis se lançant intensément dans le handbike. Si l'objectif est évidemment une médaille, il a dans un coin de sa tête Paris 2024. Raphaël Beaugillet (MB) : contre-la-montre En s'entourant du très médiatisé François Pervis, qui disputera à Tokyo la dernière course de son immense carrière, Raphaël Beaugillet a, inévitablement, braqué les projecteurs sur lui. À 31 ans, ce déficient visuel, infatigable travailleur, a eu un coup de coeur pour le pistard multimédaillé, avec qui il partage une passion pour la pêche à la carpe, et lui a fait confiance pour mener son tandem au Japon. Pari déjà gagnant, puisqu'ils ont décroché le bronze sur le kilomètre. lire aussi François Pervis va disputer sa dernière course aux Jeux Paralympiques de Tokyo Marie Patouillet (C5) : contre-la-montre, course en ligne Protégée du « Tigre » Grégory Baugé, Marie Patouillet a déjà rempli son contrat à Tokyo, en décrochant le bronze de la poursuite, l'épreuve chère à son mentor. Née avec une malformation à la jambe gauche, cette médecin s'est mise au vélo en 2017, poussée par une amie à participer à l'Étape du Tour. Vite spécialisée dans la piste, où elle a été médaillée aux Championnats de France valides, elle a connu une progression fulgurante, jusqu'à offrir à la délégation tricolore sa première médaille à Tokyo.

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