Jeux Paralympiques - Ce que vous avez raté cette nuit (31 août) aux Jeux Paralympiques de Tokyo : le cyclisme en fête

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Les contre-la-montre ont permis aux Français de gonfler leur butin paralympique avec quatre nouvelles médailles, dont l'or pour le tandem Alexandre Lloveras-Corentin Ermenault. Deux jours après la fin des épreuves sur piste, les cyclistes ont rejoint le circuit automobile Fuji Speedway, au pied du mont Fuji. Et les Français ont continué leur razzia à l'occasion des contre-la-montre. Avec une médaille d'or pour le tandem Alexandre Lloveras-Corentin Ermenault, la cinquième pour l'équipe de France sur ces Jeux Paralympiques, l'argent pour Loïc Vergnaud, le bronze pour Alexandre Léauté et Florian Jouanny. Une réussite matinale qui permet aux Bleus de totaliser déjà 32 médailles, soit quatre de plus qu'à Rio en 2016.

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Dès la première finale (C2), Alexandre Léauté a décroché le bronze. Une médaille qui frustre le jeune hémiplégique de 20 ans sacré sur la piste : « Quand on prend le départ d'une course, ce n'est jamais pour une médaille de bronze, promet le Breton. J'ai joué de malchance avec mon plateau de devant qui plusieurs fois a déraillé. Mais je ne me cherche pas d'excuse. Les deux devant moi étaient plus forts. »

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Premier en lice, il a pu confirmer que le parcours était très exigeant. « Je me suis un peu enflammé au départ, et j'ai fini comme j'ai pu, admet-il. Je peux quand même me réjouir de cette médaille de bronze (après l'or sur la poursuite et l'argent sur le kilomètre). Pour ma 4e course (de ces Jeux), aller chercher une médaille va être compliqué. Mais, vu ce qui s'est passé aujourd'hui, je vais être très revanchard et j'aurai à coeur de bien faire. » Loïc Vergnaud, vice-champion olympique de handibike « C'est un objectif que je m'étais fixé il y a cinq ou six ans, après dix ans de compétition. J'ai travaillé dur pour ça, je suis très fier » Dans son sillage, Marie Patouillet (4e en C5) et Katell Alençon (5e, C4) frôlaient aussi le podium. « Depuis ma classification il y a trois ans, c'est ma première course sur route, réagit Marie Patouillet, qui avait ouvert le compteur des Bleus la semaine dernière avec le bronze en poursuite. Entre la fatigue extrême et l'influx, j'ai donné tout ce que j'avais. Quatrième, c'est une super place pour un baptême. » Sa coéquipière, qui dispute ses deuxièmes Jeux, se montrait satisfaite aussi : « Contrairement à Rio où j'avais fait une crise de panique sur la ligne de départ, j'ai réussi à me maîtriser et à être à ma place. Je venais pour un top 5. C'est plutôt positif. Il me reste du boulot sur cette épreuve, mais je progresse. » Il était alors temps pour les spécialistes de handibike d'apprivoiser les bosses et les longues lignes droites avec virages. Un jeu qu'a sacrément maîtrisé Loic Vergnaud, désormais vice-champion paralympique (H5) pour sa première participation aux Jeux. « J'ai été battu par un Hollandais plus jeune, plus fort, qui mérite sa victoire. Pour moi, c'est l'aboutissement de cette année qui a été très bonne. Je suis très content. C'est un objectif que je m'étais fixé il y a cinq ou six ans, après dix ans de compétition. J'ai travaillé dur pour ça, je suis très fier », affirme le Roannais de 42 ans qui « aurait tellement aimé sauter dans les bras de (sa) femme et (ses) enfants » une fois la ligne d'arrivée franchie.

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Cette médaille, après les deux d'argent mondiales début juin au Portugal, est une belle récompense pour Vergnaud, dont les deux jambes avaient été écrasées en 2004 par un chariot élévateur, alors qu'il travaillait aux eaux minérales du site de Saint-Alban-les-Eaux. Il lui reste encore deux épreuves au programme du côté d'Oyama, avec la course sur route de 78 km mercredi, et le relais handibike jeudi, où il sera associé à Riadh Tarsim (10e, H3) et Florian Jouanny, qui s'est offert une médaille de bronze dans la catégorie H2. « Je suis très satisfait, je visais une médaille sur trois épreuves. Objectif rempli », savoure l'Isérois de 29 ans, devenu tétraplégique il y a dix ans, après s'être brisé les cervicales dans un accident de ski.

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Assoumani à la dérive à la longueur À 35 ans, Arnaud Assoumani n'aura pas réussi à valider sa cinquième participation aux Jeux par une sixième médaille paralympique. Après le bronze à la longueur en 2004 et 2016, le doublé d'argent (longueur et triple saut) en 2012, l'or surtout en 2008, l'esthète né sans avant-bras gauche a terminé à la 8e place de sa finale, avec un meilleur envol à 6,89m. « Le pire concours de ma carrière, regrette-t-il au bord des larmes. Je n'avais pas sensations, malgré un physique très costaud, un beau potentiel, même si je revnais d'une grave blessure (rupture complète d'un tendon au niveau des ischios de sa jambe d'appui en 2020). Mentalement, je manquais de confiance, du rythme des compétitions, mais ce n'est pas une excuse. C'est très frustrant, je me suis saboté moi-même. Je n'ai pas réussi du tout à m'exprimer. » lire aussi Assoumani : « J'ai eu zéro plaisir » Une désillusion qui, à chaud, l'interpellait sur la suite à donner à sa carrière. Quant à Julien Casoli, il a amélioré son record personnel en finale du 1500m T54 pour accrocher la 7e place (2'51''69) : « À vrai dire, c'était la course la plus rapide de tous les temps sur 1500 m. Le départ était compliqué, on est partis en ligne. J'aurais voulu être plus en avance sur le peloton, partir avec le Suisse. Mais ça s'est vite rabattu. À l'arrivée, il y a un record du monde et, même moi, je bats l'ancien. » Si le Suisse Marcel Hug l'emporte en 2'49''55, contre 2'51''84 par le Canadien Lakatos en 2017, Julien Casoni a coupé la ligne en 2'51''69. Marais en finale du 100m papillon À 21 ans, le Normand Florent Marais dispute ses premiers Jeux Paralympiques. Et sa première finale. Il sera en lice sur le 100m papillon (S10), qualifié avec le 8e chrono (59''23). Né sans mollet, ni péroné, il avait été opéré à l'âge de 9 ans, et son chirurgien l'avait orienté vers la natation. Un sport que le jeune homme a appris à aimer. Il est également engagé sur le 100m dos, le 400m et le 400m 4 nages. lire aussi Toute l'actualité des Jeux Paralympiques

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