Jeux Paralympiques - Ce que vous avez raté la nuit dernière (4 septembre) aux Jeux Paralympiques de Tokyo : Nélia Barbosa en argent en kayak

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Une nouvelle médaille dans le total français : Nélia Barbosa a décroché l'argent, dans la nuit de vendredi à samedi, en kayak (200 m). Qualifié en finale du badminton, Lucas Mazur jouera pour l'or dimanche. Canoë-kayak Argent content pour Nélia Barbosa À 22 ans, la jeune Nélia Barbosa s'est offert une très jolie médaille d'argent en kayak (KL3), la 52e pour l'équipe de France à la veille de la clôture des Jeux Paralympiques de Tokyo. « J'ai essayé d'aborder cette finale comme toutes les courses. Je suis partie fort, il y avait beaucoup plus de pression, forcément. Mais j'ai essayé de ne pas me focaliser sur mes adversaires. J'avais mon plan dans ma tête, insiste la sociétaire du club de Champigny-sur-Marne, amputée de la jambe droite en 2017. On a beaucoup travaillé, depuis des mois, des années. Je suis partie avec un peu de sérénité, car ce que j'attendais depuis des semaines est enfin arrivé. »

Si elle n'a pu peser pour la victoire sur ce 200m face à la Britannique Laura Sugar, qui termine avec près de deux secondes d'avance (49''582 contre 51''558), Nélia Barbosa a pourtant relancé fort. « Je ne pouvais pas faire plus, je n'avais plus de bras à la fin. Mais je suis très contente, réagissait-elle. Le stress avait tendance à me jouer des tours (d'habitude), je ne mangeais pas pendant plusieurs jours. Mais, aujourd'hui, on était tellement accompagné, tellement préparé, tellement soutenu, j'ai abordé les choses plus sereinement. Ça s'est transformé en force, en rage. »

Dommage qu'au lendemain de la médaille de bronze de Remy Boullé, la pirogue d'Eddie Potdevin, 3e embarcation bleue engagée à Tokyo, doive se contenter de la 6e place (VL3) : « C'est la vie, ça se joue sur un coup de dés. La médaille d'argent n'est même pas à 3 dixièmes, observait l'Ardennais de 41 ans, amputé de la jambe gauche après un accident de motocross. Ce sont des courses tellement denses, tellement disputées. Après, c'est un sport de simple pagaie : les sept autres pagaient à gauche, je pagaie à droite, et si le vent avait été de l'autre côté... J'ai dû batailler tout le long, je n'ai pas pu m'exprimer comme l'autre jour (vainqueur de sa série, jeudi). Je suis déçu, forcément, parce que tu travailles dur. Les sacrifices pour la famille, financiers, le temps que tu passes sur l'eau... » Depuis quatre ans, Eddie Potdevin avait mis entre parenthèses son métier d'agent immobilier pour se consacrer pleinement à cette quête paralympique. lire aussi Toute l'actualité des Jeux Paralympiques Badminton Lucas Mazur, à bout de forces Il s'avoue lui-même « lessivé mais heureux, trempé mais heureux, et surtout soutenu et vainqueur ». À 23 ans, Lucas Mazur s'est sorti du piège Tarun en demie, battant l'Indien sur le score de 21-6, 16-21, 21-18, pour accéder à la finale des simples hommes (SL4), alors que le badminton fait son entrée dans le concert paralympique. « J'ai abordé ce match comme une finale de Championnat du monde, je voulais écrire l'histoire. Et, pour l'instant, je continue de l'écrire. J'espère de la plus belle des manières demain (dimanche), commentait le Français. Tarun m'a offert un énorme combat aujourd'hui, j'ai lutté au plus profond de moi-même pour rester sur le terrain, ne jamais abandonner. J'ai flanché mais je n'ai pas plié aujourd'hui. J'en suis très content. » Les deux hommes se connaissent bien, puisqu'ils ont disputé trois finales mondiales pour deux victoires de Lucas Mazur en 2017 et 2019. Et si le natif de Salbris, qui souffre d'une malformation de la cheville depuis un AVC dans sa jeunesse, avait mal à un genou, l'entrée sur le terrain du médecin pour le strapper lui a donné le petit supplément d'air dont il avait besoin pour dépasser son épuisement du moment.

Un peu plus tôt, le double femmes (SL3 - SU5) composé de Lenaïg Morin et Faustine Noël avait été battu en demi-finales par la paire polonaise Leani Ratri - Khalimatus (2-0). Les Françaises joueront la médaille de bronze aux alentours de midi en France (12h15). Taekwondo Laura Schiel en repêchage Surclassée d'entrée par la Mexicaine Martinez Mariscal (36-2), la Française Laura Schiel devra disputer un quart de finale de repêchage à 10h30 en France, face à la Japonaise Ota, pour espérer regarder plus loin. « Je suis déçue, je sors de blessure et je savais qu'en reprenant des coups dans la main, ça avait des chances de recasser, déclarait-elle avec des sanglots dans la voix. Je vais me remobiliser, me remettre dedans, reprendre confiance et ça va passer. » À 33 ans, l'Essonnienne née avec une agénésie congénitale au niveau de son bras droit (elle n'a pas de main) rêvait de devenir championne paralympique pour l'apparition du taekwondo aux Jeux, comme elle avait été championne du monde lors de la première édition en 2009. Athlétisme La 4e place frustrante de Nantenin Keita Pour son dernier tour de piste, et cinq ans après avoir décroché l'or, Nantenin Keita aurait évidemment souhaité un autre résultat. À 36 ans, l'athlète malvoyante, qui cumule quatre médailles paralympiques (or sur 400m en 2016, argent sur 200m en 2008, bronze sur 400m en 2008 et sur 100m en 2012), a certes amélioré sa meilleure performance de la saison à Tokyo (57''17), mais elle termine 4e de ce 400m (T13) dominé par l'Azerbaïdjanaise Valiyeva et son record paralympique (55''00). En finale du poids (F34), où le Jordanien Hindi a établi un nouveau record du monde (12,25m), le Néo-Calédonien Thierry Cibone (48 ans) a pris la 8e place avec un jet à 10,34m.

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