Jeux Paralympiques - Ce que vous avez raté la nuit dernière (2 septembre) aux Jeux Paralympiques de Tokyo

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Une quatrième médaille pour Alexandre Léauté, une deuxième pour Marie Patouillet, tous deux en bronze dans leur course en ligne respective... Les cyclistes tricolores ont de nouveau apporté leur écot à la moisson française dans la nuit de mercredi à jeudi. Cyclisme Deux médailles de bronze En attendant la course en ligne par équipe des handbikers Florian Jouanny - Loïc Vergnaud - Riadh Tarsim (à 8h30 en France), le cyclisme bleu a continué sa moisson avec deux médailles de bronze : à vingt ans, le jeune Breton Alexandre Léauté a ainsi achevé ses Jeux avec une quatrième médaille paralympique, grâce à sa 3e place dans la course en ligne (C2). Quant à Marie Patouillet (33 ans), sur la même épreuve (C5), elle en a décroché une deuxième après la poursuite individuelle sur piste.

« C'est vraiment incroyable, je n'ai pas les mots, déclarait Alexandre Léauté, hémiplégique après un AVC à la naissance, et qui avait déjà décroché l'or sur la poursuite et l'argent du kilomètre sur la piste du vélodrome d'Izu, avant de rafler le bronze sur le contre-la-montre sur route mardi dernier. En plus, c'était sous un temps très compliqué avec beaucoup de pluie. Les virages étaient dangereux, il fallait faire très attention pour rester sur le vélo. C'est ce que j'ai su faire. Je ne suis pas fan, pas très à l'aise sous la pluie. Mais j'avais envie de bien faire. »

Marie Patouillet, elle, avait ouvert le compteur des Bleus au premier jour des Jeux Paralympiques, et n'en revient pas d'avoir doublé sa mise de bronze dans la course en ligne sur route qu'elle n'était même pas sûre de disputer (classe 4-5) : « Je n'en reviens pas, c'était extrêmement dur. À chaque tour je me disais : "Allez, encore un, accroche-toi". Je ne m'étais pas fixé d'objectif de place, j'ai serré les dents. Il me manquait de l'expérience, je me faisais larguer dans tous les virages, il fallait que je fasse l'effort pour revenir, observait-elle. Je suis contente que ça ait payé avec une belle médaille. » lire aussi Tous les résultats Taekwondo Bopha Kong en repêchage Après sa défaite en quarts de finale (20-10 en -61kg, K44), son premier combat dans ces Jeux Paralympiques où le taekwondo fait son entrée officielle, Bopha Kong disputera les repêchages vers 10h15 en France, avec un espoir de médaille de bronze encore. « J'ai reçu un mauvais coup au niveau du genou. Mais j'ai fait de mon mieux. Peut-être que j'ai manqué de précision, regrette le quadragénaire, quadruple champion du monde mais qui évolue dans une catégorie qui n'est pas la sienne. Je suis un diesel, j'ai l'habitude de démarrer mal mes premiers combats. Après ça va quand je suis chaud. Hélas, il ne fallait pas se louper, et je me suis loupé. »

En 1999, l'explosion d'une bombe artisanale lui a arraché les deux mains alors qu'il n'avait que 18 ans. Aujourd'hui, le quadruple champion du monde se trouve opposé à des adversaires qui ont leurs mains, peuvent davantage défendre que lui. « Ce n'est pas ma classification, on n'a pas le droit à la tête et la seule option est le plastron. Mais je le savais, j'ai voulu relever ce challenge. Je sais que je suis capable d'affronter ces adversaires qui ont leurs mains. Sauf que je n'ai pas fait le nécessaire. J'ai lâché mes coups, mais ça n'entrait pas », ajoute-t-il, motivé malgré tout pour décrocher la médaille de bronze. Para-Canoë Barbosa et Potdevin directement en finale Jolie matinée pour les Français du para-canoë, et notamment pour la jeune Nélia Barbosa (22 ans, amputée de la jambe droite en 2017) qui a remporté sa série et se qualifie directement pour la finale KL3 prévue samedi : « J'ai commencé comme d'habitude avec un départ assez explosif. Pour essayer de partir un peu devant les autres filles. Puis réussir à temporiser pour ne pas se brûler. C'est vrai que le 200m, c'est très explosif et on a tendance à avoir les bras qui charge très vite. J'ai essayé de relancer dans les derniers 50 mètres, pas forcément en cadence mais des appuis très forts, décrypte la sociétaire du club de Champigny-sur-Marne. La finale, on va essayer de l'aborder comme la série. On ne va pas essayer de changer, d'innover. Les choses sont à peu près en place. On va y aller ! »

Comme elle, Eddie Potdevin (40 ans) a franchi l'écueil en gagnant sa course et se hisser directement dans la finale des VL3 : « Sans me vanter, jesais que je suis toujours assez fort sur les séries, j'arrive assez vite à me mettre dedans. Je savais que c'était un atout majeur. Et, comme demain (vendredi) il y a une journée off dans le programme, je me suis qu'il fallait que ça passe pour être serein jusqu'à samedi. J'ai géré. Le vent de face venait de gauche, comme je suis droitier, c'était un désavantage par rapport à mes adversaires. Mais j'ai su me mobiliser, je suis parti très fort, je suis resté incisif, gainé, tout ce qu'on avait travaillé avec les coaches. J'ai remis en place tout ce qu'on a travaillé. Il va falloir gérer le temps, on ne va pas s'en plaindre. » lire aussi Toute l'actu des Jeux Paralympiques de Tokyo Finalement, seul Remy Boullé (32 ans), 2e de sa série, devra disputer les demi-finales vendredi, et la finale potentielle en KL1 dans la foulée : « Ça a été un peu difficile pour moi, admet l'ancien commando para, devenu paraplégique à la suite d'un accident de parachutisme en 2014. Au niveau de l'état de forme, je ne suis pas trop mal. Mais les conditions météo étaient un peu difficiles. Ce sont les mêmes pour tout le monde, mais ce qui n'a pas été à mon avantage, c'est que le vent venait de gauche. Je suis moins à l'aise, j'ai dû mal à gîter pour remettre le bateau dans l'axe. Toute ma course, j'étais en lutte contre moi-même pour aller droit et ne pas sortir des lignes. » Athlé François-Élie 4e sur le 100m Médaillé de bronze sur le 200m, Mandy François-Elie a terminé à la 4e place, ce jeudi, sur le 100m (T37). À 31 ans, la Martiniquaise victime d'un AVC en 2008, n'ajoutera pas une quatrième médaille paralympique à sa collection, une troisième sur ce 100m qu'elle avait remporté aux Jeux de Londres, avant de rafler l'argent à Rio quatre ans plus tard.

Quant à Valentin Bertrand (26 ans), il échoue à la 8e place de la finale de la longueur (T37, concernant les personnes handicapées par une infirmité moteur cérébrale), avec un saut à 5,80m. Le jeune homme, devenu hémiplégique à 50 % après un AVC à la naissance, qui paralyse le côté droit de son corps, était d'autant plus déçu que le podium se joue à 6,05m, quand son record personnel est à 6,10m. « Je n'imaginais pas un concours comme ça, a-t-il expliqué. Honnêtement, celle-là va être difficile à digérer. Ce qui est affreux, et me déçoit encore plus, c'est que je n'arrive pas à expliquer. En débutant le concours, l'objectif était de se faire plaisir, et battre mon record perso à 6,10m. Ce n'est pas passé, le contrat n'est pas rempli et je vais me remettre en question. On va retourner au charbon pour faire mieux la prochaine fois. » Natation Roulet pour un podium À l'issue des qualifications, quatre nageurs français se hissent en finale. Deuxième de sa série, Anaëlle Roulet affiche le 3e chrono sur 100m dos (S10), en 1'10''70. Elle sera accompagnée dans le dernier emballage par Emeline Pierre, qualifiée avec un temps de 1'13''98.

Par ailleurs, si Claire Supiot est repêchée pour la finale du 100m papillon (S9) après la disqualification d'une Chinoise, sans doute faudra-t-il davantage observer Florent Marais pour un éventuel podium sur le 100m dos (S10). Deuxième, lui aussi, de sa série (1'1''92), le Normand figure à la 5e place virtuelle.

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