Jeux Paralympiques - Tennis de table (H) - Fabien Lamirault conserve son titre aux Jeux Paralympiques de Tokyo

  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
·3 min de lecture
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.

Dans un remake de la finale de Rio, le pongiste Fabien Lamirault (41 ans), paraplégique depuis un accident de la route à 17 ans, a de nouveau remporté le titre paralympique face au Polonais Rafal Czuper ce lundi (3-2). C'est la 4e médaille d'or des Bleus à Tokyo, la 27e au total. Il aura dû batailler. Mais Fabien Lamirault n'était pas prêt à abandonner le titre paralympique remporté en 2016 en classe 2 (paraplégique). Dans un remake de la finale des Jeux de Rio, gagnée alors 3-1, le Français a été accroché par le Polonais Rafal Czuper qui l'a poussé au 5e set (11-6, 12-14, 11-5, 7-11, 11-9). Et cela n'a rien d'étonnant. La dernière fois que les deux hommes s'étaient rencontrés, lors de l'Open d'Espagne en mars 2020, le Polonais s'était imposé. Depuis, le Français qui n'avait plus disputé aucune compétition en raison de la crise sanitaire, s'était nourri de son désir de revanche.

D'entrée, Le poing gauche qui se serre, et son adversaire qui baisse les bras en signe d'impuissance. Le premier set est à sens unique pour Lamirault (11-6). Mais Czuper se reprend. La deuxième manche s'équilibre. Le Français laisse échapper deux balles de set et son rival en profite (12-14). lire aussi La finale en chiffres Lamirault se métamorphose en rouleau-compresseur (11-5), avant que le Polonais ne recolle au score (7-11) pour s'offrir une manche décisive. Fabien Lamirault attaque, mais Rafal Czuper s'accroche. À 8-7 pour le Français, ce dernier réclame un temps mort. Il casse le rythme et revient pour ponctuer le match (11-9). « Une grosse fierté » « C'est une grosse satisfaction, a-t-il réagi ensuite au micro de France TV. Le mot qui convient, c'est plutôt soulagé. Sur les grosses finales de référence, c'est la cinquième qu'on fait avec Czuper, entre les Europe, les monde et les Jeux. On se connaît forcément par coeur, il faut reconnaitre qu'il a plus que bien bossé. Les finales d'avant, c'était plus facile pour moi et là aujourd'hui, il a vraiment élevé le niveau. Et je pense que les confrontations futures seront vraiment acharnées. » « Conserver le titre paralympique, c'était un objectif, j'étais content de ça, c'est ce que je voulais faire, a-t-il ensuite ajouté. Je voulais être le premier à le faire et j'en suis très content. Ça n'a pas été simple. C'est une grosse satisfaction, une grosse fierté d'y être parvenu. [...] Je pense à ceux qui sont restés à la maison, ma femme, mes enfants, mon coach... Il y a pas mal de supporters qui devaient venir, mais avec le contexte, ils sont restés en France. Ils m'ont manqué pendant ce match, pendant toute la compet'et plus particulièrement pendant ce match-là. J'ai pensé à eux. À un partout quand je suis revenu à la table, j'ai pensé à eux et ça m'a donné de la force pour repartir et aller chercher le troisième. » Un véritable rouleau compresseur Quel mental ! À toute épreuve. Avec son physique de déménageur, le Français a d'abord pratiqué la boxe française et le hand, où il gardait les cages de son équipe. Victime d'un accident de la route qui le rend paraplégique à 17 ans, il s'initie au tennis de table en centre de rééducation. Se prend au jeu de ces duels qu'il adore. L'Essonnien de naissance est un combattant qui ne lâche jamais rien. lire aussi Toute l'actu des Jeux Paralympiques de Tokyo S'il avait raté de peu sa qualification pour les Jeux de Pékin, il s'est depuis bien rattrapé. Pour ses premiers Jeux Paralympiques à Londres, il s'adjuge l'argent par équipes et le bronze en simple, avant de décrocher son premier titre mondial en simple à Pékin justement (2014). Depuis, ce père de trois enfants domine sa catégorie, en véritable rouleau compresseur. Aux Jeux de Rio, il avait ainsi raflé la mise en simple mais aussi par équipe. Deux titres qui ne l'avaient finalement pas rassasié. Et celui de ce lundi ne suffira pas non plus à lui faire ranger ses raquettes. Cap désormais sur Paris 2024 pour finir en apothéose ! « On va déjà savourer ça, Paris 2024, c'est dans trois ans, tempère-t-il. On a une grosse compète par équipes, dès demain (mardi). On va vraiment se concentrer là-dessus. On a plein de points à travailler, qu'on a déjà travaillés mais que je n'ai pas réussi à sortir sur cette finale. Il va falloir les bosser pour les sortir un peu plus vite. Et notamment face à (Czuper) si je le retrouve en finale à Paris. »

En attendant, il s'agit de la 4e médaille d'or pour l'équipe de France à Tokyo, après celles des pistards Alexandre Léauté et Dorian Foulon, et le sacre du triathlète Alexis Hanquinquant. Pour les Bleus, il s'agit d'une 27e breloque dans ces Jeux Paralympiques, dont 7 individuelles pour le tennis de table (1 or, 2 argent, 4 bronze).

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles