Jeux Paralympiques - Triathlon - Alexis Hanquinquant en or, les filles en bronze aux Jeux Paralympiques

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La nuit dernière, Alexis Hanquinquant a décroché la 3e médaille d'or de la délégation française aux Jeux Paralympiques de Tokyo. Non-voyante, Annouck Curzillat et sa guide Céline Bousrez ont pris la médaille de bronze. Lui était attendu. Triple champion du monde, Alexis Hanquinquant a parfaitement assumé son statut de favori en catégorie PTS4. Il a même largement dominé le triathlon des Jeux de Tokyo la nuit dernière, pour décrocher le titre paralympique, troisième médaille d'or pour la délégation française après celles des pistards Alexandre Léauté et Dorian Foulon. Onze ans après l'accident du travail qui a broyé sa jambe droite, alors qu'il travaillait dans une entreprise de bâtiment, le Normand de 35 ans a pu savourer. lire aussi Toute l'actu des Jeux Paralympiques « C'était un plan à la perfection, j'avais élaboré plusieurs stratégies mais, dès le début de la natation, je me suis dit que la stratégie la meilleure, c'était d'attaquer, commentait-il. Franchement, j'ai vraiment bien géré cette course. Je suis content. J'étais à côté de l'Anglais au départ, qui fait partie des meilleurs nageurs avec moi. Il est parti assez fort, je me suis mis dans ses pieds. Juste avant la première bouée, j'ai senti qu'il n'était pas super à l'aise. Je ne me suis pas pris la tête, je suis passé. J'ai été étonné de ne plus le sentir, je me suis dit que j'étais vraiment dans un bon jour. » Alexis Hanquinquant « Cette victoire, je la dédie forcément à ma femme et mes enfants » L'impression ne le submerge pas, il appuie encore au passage de la deuxième bouée. « Sans en mettre trop parce que l'eau était à 30°, on sentait qu'elle était chaude. Mais, ces derniers temps, les piscines japonaises étaient chauffées à 31°, on était habitué à ces températures-là. J'ai vraiment fait l'effort pour créer un écart et quand je sors de l'eau, qu'on m'annonce 25 secondes, je me dis que c'est vraiment un bon jour. Mais c'est trop tôt pour savourer. » Il enfourche son vélo, fait attention à bien négocier les passages techniques, avec deux ou trois chicanes un peu dangereuses. Sans d'excès de confiance. « Le problème ici, avec l'humidité, c'est qu'on a les mains trempées, et on peut glisser. J'ai géré les virages, ajoutait-il. En posant le vélo, on se dit que ça commence à sentir bon. Avec un peu plus de deux minutes trente (d'avance), sachant que je fais partie des meilleurs coureurs, c'était bien engagé. » Dans le dernier tour, Alexis Hanquinquant en profite pour remercier les courageux venus encourager les athlètes dès 6h30 du matin (23h30 en France), il a pensé à tous ses supporters, sa famille et ses amis restés en France en empoignant un drapeau français. « Cette victoire, je la dédie forcément à ma femme et mes enfants. C'est un travail de tous les jours, avec des absences... » Pour embellir encore un peu la matinée, Annouck Curzillat, aveugle de naissance, et sa guide Céline Bousrez ont ensuite bataillé pour ajouter une médaille de bronze. Et l'on imagine l'euphorie qui a dû gagner la maison familiale des Ollières, près d'Annecy. D'autant que la jeune femme âgée aujourd'hui de 29 ans n'avait découvert le triathlon que par hasard, en 2014. Depuis, elle a appris à composer, attachée par la cuisse avec sa guide pendant la natation, en tandem pour la route, et liée par le poignet en course en pieds. Une relation qui les a conduites, toutes les deux, sur un premier podium paralympique.

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