JO 1924 - 2024 - La France, nation historique du breaking

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Après les États-Unis, où le mouvement est né dans les années 1970, la France est vite devenue l'un des piliers de cette discipline qui sera introduite aux JO à Paris, en 2024.

Il faut aller creuser neuf ans en arrière pour lire le nom du dernier champion du monde français officieux (le vainqueur du Red Bull BC One) : Mounir, en 2012 (lors de la première édition féminine en 2018, la b-girl San Andrea s'est inclinée en finale). Le meilleur résultat du premier Championnat d'Europe en juin dernier ? Nasty, 12e chez les hommes. Si le breaking bleu actuel cherche encore les successeurs dorés dans le format 1 contre 1 à Mounir et à l'icône Lilou (double champion du monde), la France a toujours été une place forte de la discipline.

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Parmi les « crews » qui ont marqué la scène internationale ces vingt dernières années, par leur palmarès comme pour leurs shows, deux sont originaires de Paris et de Lyon : Vagabond Crew et Pockemon Crew (le plus titré sur le circuit), dont cinq b-boys ont même dansé à la mi-temps du SuperBowl en 2012 avec Madonna.

À tous niveaux (juges, organisation, formation...) et sur tous les continents, la France a laissé son empreinte et permis au milieu de se développer.

Depuis 2010, l'Hexagone accueille notamment le Battle of the Year (BOTY), la compétition la plus iconique par équipes, créée en 1989. Derniers vainqueurs ? Les Bordelais de Last Squad, en 2019. Comme un symbole, les tout premiers champions du monde officiels seront titrés au Théâtre du Chatelet, à Paris, le 4 décembre prochain.

« Depuis le tout début, la France a toujours été la deuxième nation après les États-Unis : on accueille le plus de compétitions au monde, on fait partie des plus titrés et au niveau culturel et artistique, on est numéro 1 », affirme Mounir Biba, notamment conseiller à la Fédération internationale, qui possède également un avis très tranché sur le haut niveau actuel en 1 contre 1 : « J'ai l'impression qu'on prépare plus 2028. Les Jeux arrivent à un moment où on est pas au mieux, toute une génération a pris du recul sur les compétitions. »

Adbel Moustapha, entraîneur-coordinateur des Bleus, tempère : « Nos jeunes manquent encore d'expérience à l'international, mais ils ont une grosse marge de progression, surtout grâce aux moyens mis en place par la Fédération pour qu'ils se consacrent plus au break. Comme aux JO de la Jeunesse (2018, Martin Lejeune argenté), on était pas forcément attendu mais on a réussi à créer la surprise. »

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