JO 2020 - Coronavirus - Coronavirus : le comité olympique des États-Unis appelle au report des JO de Tokyo

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« La voie du report est la plus propice », considèrent les responsables américains de l'olympisme, après un sondage auprès de leurs athlètes, dont la majorité estime que l'équité sportive ne pourrait pas être respectée en maintenant les JO cet été (24 juillet-9 août). Le Comité olympique et paralympique américain (USOPC) s'est prononcé lundi soir pour un report des Jeux de Tokyo face au coronavirus, après que plus des deux tiers des athlètes américains interrogés dans un sondage eurent fait de même. S'ils n'ont toujours pas exigé du CIO que les JO 2020 soient organisés à une autre date, malgré les demandes pressantes de leurs Fédérations d'athlétisme, de natation et de gymnastique, les responsables de l'olympisme américain reconnaissent « qu'il est plus clair que jamais que la voie du report est la plus propice », dans un communiqué. Le gouvernement japonais en négociation avec le CIO pour un report des JO L'USOPC a précisé que sur quelque 4 000 athlètes américains sondés, plus de 1 780 avaient répondu. Et 68 % d'entre eux ne pensaient pas que l'équité sportive pouvait être assurée si les Jeux se déroulaient aux dates prévues, du 24 juillet au 9 août. Près de 65 % des athlètes ont affirmé que leur préparation pour les JO avait été fortement perturbée par les mesures contre la pandémie et 25 % ont même dit qu'ils ne pouvaient pas du tout s'entraîner. Si 87 % ont affirmé que la « distanciation sociale », et pour certains le confinement, a rendu difficile tout entraînement, moins de 10 % ont, eux, dit pouvoir continuer à le faire sans aucune incidence. Enfin, près des deux tiers des sportifs interrogés ont estimé que continuer à s'entraîner mettrait ou pourrait mettre leur santé en danger. Le comité olympique et paralympique américain « Les énormes perturbations liées aux entraînements, aux contrôles antidopage et aux processus de qualifications ne peuvent être surmontées de manière satisfaisante » Parmi les autres préoccupations soulevées par les athlètes, la préservation de leur santé mentale a été citée. « Notre conclusion la plus importante est que, même si les importants problèmes de santé actuels venaient à s'atténuer d'ici à la fin de l'été, les énormes perturbations liées aux entraînements, aux contrôles antidopage et aux processus de qualifications ne peuvent être surmontées de manière satisfaisante », a argué l'USOPC. « Nous encourageons le Comité international olympique à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir que les Jeux puissent se dérouler dans des conditions sûres et équitables pour tous les concurrents », a-t-elle prudemment ajouté. L'instance dit attendre les commentaires et directives du CIO et se tenir « prête à travailler pour soutenir l'équipe des États-Unis et en pleine coopération avec la communauté mondiale ». La veille, le Comité olympique canadien avait été plus ferme en demandant le report des Jeux à 2021 et en prévenant le CIO qu'il n'enverrait pas d'athlètes à Tokyo cet été. Ses homologues australien et suisse ont ensuite adopté la même ligne. Mardi, le comité olympique et paralympique néo-zélandais a fait de même. « Les athlètes de Nouvelle-Zélande (consultés par sondage) ont déclaré qu'ils soutenaient un report des Jeux, indique-t-il dans un communiqué. Nous soutenons leur position et allons désormais exprimer leur opinion auprès du CIO. Nous réaffirmons la nécessité d'une décision rapide. » La pression imposée ces dernières heures par d'autres instances, parmi lesquelles la Fédération internationale d'athlétisme, a poussé le CIO à considérer pour la première fois cette issue, après une réunion dimanche, tout en se donnant quatre semaines pour prendre une décision. Denis Masseglia (CNOSF) estime que si le pic de l'épidémie a lieu avant la fin mai, les JO pourront être organisés

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