JO 2021 - Claude Onesta détaille la feuille de route pour les Jeux de Tokyo

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Le manager de la haute performance Claude Onesta a détaillé, jeudi avec son équipe, le dispositif mis en place pour la préparation des athlètes olympiques et paralympiques pour les Jeux Olympiques de Tokyo (23 juillet - 8 août). Vingt-huit jours avant le début des Jeux de Tokyo (23 juillet - 8 août), Claude Onesta et ses équipes ont procédé à un « point d'étape » selon l'expression du manager de la haute performance au sein de l'Agence nationale du sport qui se rendra dans la capitale nipponne avec une équipe resserrée. « On ne va pas faire d'annonce extraordinaire », a d'emblée annoncé l'ancien sélectionneur de l'équipe de France de handball. La préparation tronquée par les confinements successifs ? « Le propre d'un athlète et d'un entraîneur est de s'adapter aux circonstances de la compétition, répond-il. Ce sont des Jeux où il risque d'y avoir plus de surprises parce que la hiérarchie est moins établie qu'elle peut l'être habituellement. » 40 médailles espérées aux JO, 35 aux Jeux Paralympiques Les projections de médailles ? « Nous serons à un niveau à peu près équivalent à celui de Rio, autour de quarante médailles », parie-t-il. Au Brésil, les Bleus avaient ramené 10 médailles d'or, 18 d'argent et 14 de bronze pour un total de 42 breloques. L'objectif est plus ambitieux pour les Jeux Paralympiques avec 35 médailles dans le viseur au lieu de 28 (9 en or, 5 en argent et 14 en bronze à Rio), soit une augmentation de 25 %. « On attend un rebond pour Tokyo. Notre ambition est d'obtenir 25 % de médailles en plus », confirme Arnaud Litou, conseiller haute performance paralympique, en précisant que, depuis 2017, les moyens ont augmenté de 250 %. « Plus on aura de pratiquants et plus on pourra trouver des champions », poursuit-il. Claude Onesta a détaillé la « nouvelle stratégie » mise en place autour de la haute performance et qui devrait porter ses fruits en 2024 à Paris. D'ici là, il faudra aussi performer à Tokyo et à Pékin en 2022. « On n'a pas fait le choix des Anglais qui ont investi là où ils avaient des chances de médailles », rappelle Claude Onesta mais « on a amélioré notre cible (les athlètes médaillables) pour la traiter de manière singulière », précise-t-il en soulignant que « les athlètes sont pris en compte de manière plus spécifique ». Concrètement, 404 d'entre eux font désormais partie du cercle haute performance, autrement dit de l'élite sportive, sur les 5 000 athlètes de haut niveau répertoriés. 66 M€ L'aide aux fédérations pour le haut niveau apportée par l'Agence nationale du sport (ANS) en 2021 contre 55 M€ l'année dernière. Un revenu minimum de 2 500 euros par mois pour certains athlètes « Nous avons cherché à construire un cadre de vie propice à la haute performance grâce à notre cellule socioprofessionnelle » explique Maguy Nestoret-Otanon, ancienne sprinteuse et conseillère haute performance. « On a entrepris un travail individuel auprès des athlètes pour savoir quelles étaient leurs ressources, salaires, partenariats... On a observé que 2 500 euros nets par mois étaient un revenu minimum qui permet à un athlète de se loger, de nourrir sa famille et de partir un mois en stage sans que cela pose de problème », détaille Claude Onesta. L'ANS a donc placé la barre à 40 000 € brut annuels pour l'élite et distribue à ceux qui ne la franchissent pas, environ 20 % des membres du cercle haute performance, des aides personnalisées. « Certains athlètes ne sont pas loin du cercle et participent aux grandes compétitions », poursuit Onesta en précisant qu'ils bénéficient d'une aide ponctuelle de 4 000 €. Prime de performance aux entraîneurs des médaillés à Tokyo L'ANS a également décidé de valoriser l'encadrement des athlètes en accordant une prime de performance aux entraîneurs des médaillés à Tokyo. Ils bénéficieront ainsi de 35 000 € pour une médaille d'or, de 15 000 € pour l'argent et 8 000 € pour l'or. En fonction de la couleur des médailles récoltées aux derniers Jeux d'été de Rio, l'enveloppe dédiée à l'encadrement est évaluée à 1,3 M€. Cette aide, qui récompense les entraîneurs principaux ou adjoints, fédéraux ou privés, est le troisième niveau des récompenses qui s'ajoutent aux primes versées par l'État directement aux athlètes (65 000 € pour l'or, 25 000 € pour l'argent et 15 000 € pour le bronze) et aux fédérations pour la moitié de ces sommes. L'objectif est de récompenser « les gens qui sont déterminants au quotidien », souligne Claude Onesta en précisant que jusqu'à présent, les primes versées aux fédérations, servaient souvent à financer toute une filière. Pour optimiser la performance, l'ANS développe plusieurs programmes de recherches, notamment via le sport data hub, et met à disposition des fédérations des « sport scientist » capable d'appliquer les sciences du sport au service de la performance. « On a pris du retard en France », explique Frank Bignet, ancien DTN de la Fédération française de triathlon et conseiller haute performance de l'ANS, qui compte bien le rattraper d'ici aux Jeux de Paris 2024. L'agence finance enfin des équipements et du matériel pour parfaire la préparation des sportifs de haut niveau. Elle a par exemple réservé une enveloppe de 500 000 € pour la rénovation du centre de préparation à la haute performance de Fond Romeu (Pyrénées-Orientales), du CREPS de Montpellier (Hérault) et de la piste de VTT sur laquelle s'entraîne Pauline Ferrand-Prévot à Boulouris (Var). lire aussi Toute l'actualité des Jeux de Tokyo

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