JO 2021 - L'annulation des JO, un dernier recours possible selon un haut responsable politique japonais

L'Equipe.fr
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Le n°2 du principal parti au pouvoir au Japon a estimé que les Jeux olympiques de Tokyo pourraient être annulés en dernier recours. Le numéro deux du principal parti au pouvoir au Japon a estimé que les Jeux olympiques de Tokyo pourraient être annulés en dernier recours, alors que l'archipel nippon subit actuellement une recrudescence de l'épidémie, ont rapporté jeudi des médias locaux. lire aussi Les nombreuses interrogations de Tokyo à J-100 « Nous devrons annuler les Jeux sans hésiter si ce n'est plus possible » de les organiser, a déclaré Toshihiro Nikai dans un entretien à la chaîne de télévision japonaise TBS. Comme on lui demandait si l'annulation était une option, il a répondu: « Oui, bien sûr. » Toshihiro Nikai « Si les infections se répandent à cause des Jeux Olympiques, je ne sais pas à quoi ils servent » « Si les infections se répandent à cause des Jeux Olympiques, je ne sais pas à quoi ils servent », a ajouté le secrétaire général du Parti libéral-démocrate (PLD, conservateur). Il a toutefois nuancé ses propos en soulignant « l'importance pour le Japon de susciter l'enthousiasme avec l'adhésion du public. Nous voulons définitivement faire des Jeux un succès. Pour y parvenir, il y a différentes questions à régler. C'est important de les régler l'une après l'autre. » Ces commentaires interviennent à 99 jours de la cérémonie d'ouverture des JO de Tokyo (23 juillet-8 août), qui avaient été reportés d'un an en 2020 à cause de la pandémie. Les Japonais majoritairement opposés aux Jeux Alors que la vaccination progresse à un rythme d'escargot au Japon (1,1 million d'habitants ont reçu une dose sur 126 millions), le pays subit une quatrième vague d'infections ayant récemment forcé les autorités à réimposer des restrictions dans plusieurs départements, y compris à Tokyo. lire aussi 70% des Japonais hostiles à l'organisation des JO Le pays a recensé plus de 4 000 nouveaux cas de Covid-19 mercredi, un niveau qui n'avait plus été observé depuis fin janvier sur son territoire. Cette nouvelle poussée du coronavirus perturbe le calendrier de certaines épreuves qualificatives pour les JO, ainsi que le relais de la flamme olympique, qui a démarré le 25 mars. Mercredi la ville de Matsuyama, dans l'ouest du Japon, a annoncé qu'elle annulait la partie du relais sur sa commune. Le département d'Osaka (ouest) avait aussi préféré relocaliser la semaine dernière le relais dans un parc fermé au public. Les Japonais restent en majorité opposés à la tenue des JO de Tokyo cet été en raison des risques sanitaires, selon plusieurs sondages ces derniers mois.