JO 2024 - Le village des médias des Jeux Olympiques de Paris 2024 en suspens

L'Equipe.fr
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La Solideo va répondre à la cour administrative de Paris qui a suspendu, mardi en référé, la construction du village des médias sur les communes de Dugny, du Bourget et de La Courneuve en Seine-Saint-Denis. Il aura fallu la journée entière du mercredi à la Solideo (société de livraison des ouvrages olympiques) pour répliquer à la suspension en référé de l'autorisation environnementale délivrée pour le village des médias qui suspend les travaux d'aménagement. Le temps de se coordonner avec les différents acteurs, le comité Paris 2024 et les collectivités territoriales ayant refusé de commenter la décision de la cour administrative prononcée la veille. Et de faire le point avec le préfet de Seine-Saint-Denis avant que l'État ne réponde sur le plan juridique et sur le fond en apportant les précisions demandées par le juge des référés. En attendant, les travaux commencés depuis peu sont à l'arrêt sur les zones du Terrain des Essences et de l'Aire de Vents, la première devant accueillir les épreuves de tir sportif pendant les Jeux Olympiques et paralympiques de Paris 2024 et la seconde une partie du village des médias de Dugny avec 2 800 journalistes attendus à l'été 2024 et 4 000 habitants après. Ces deux terrains font partie de la « ZAC cluster des médias », rappelle la Solideo dans un communiqué publié mercredi soir, qui doit accueillir le village des médias ainsi que les épreuves de tir à La Courneuve et d'escalade au Bourget, puisque le mur d'escalade remplacera l'Arena de volley initialement prévue. 1 300 Les logements du village des médias vont être construits en deux temps. 700 avant les Jeux olympiques et paralympiques et 600 ensuite. La Solideo « prend acte de l'ordonnance du juge des référés » tout en soulignant qu'il s'agit d'« une décision provisoire et partielle. Provisoire, car il s'agit car il ne s'agit pas d'une décision au fond, mais d'une décision prise en référé, en attendant les jugements au fond. Cette décision peut donc évoluer au regard de la transmission de nouvelles pièces ». Des éléments que la Solideo va fournir dans les plus brefs délais. Un premier recours avait été déposé « L'État et l'ensemble des parties prenantes vont répondre tant sur le plan juridique que sur le fond en apportant les précisions demandées par le juge des référés », poursuit le communiqué avant de préciser avoir, dès mercredi, « organisé la mise en sécurité du site et le repli des installations ». lire aussi La colline d'Élancourt bientôt aménagée pour le VTT Dans la foulée, Nicolas Ferrand, directeur général de la Solideo, explique : « Nous allons défendre notre projet devant la justice car il a du sens. Il a du sens pour les habitants et pour le territoire. Il a du sens parce qu'il va permettre de relier la gare à la ville de Dugny, il recrée du lien entre le parc Georges Valbon et l'Aire des Ventes, il assure la dépollution et la renaturation de l'ensemble des sites, il tient compte des espèces naturelles présentes et leur assure un nouvel habitant, confortable, préservé et agrandi à terme. » En février dernier, le directeur général avait participé à la visite du chantier, organisée par le département de Seine-Saint-Denis et réaffirmé les ambitions du village des médias. « C'est là où les médias du monde entier vont vivre pendant les Jeux et on doit leur montrer ce que la France sait faire de mieux », avait-il souligné. À l'époque un premier recours avait été déposé mais il avait été rejeté le 28 janvier par la cour administrative d'appel. lire aussi Toute l'actualité des JO de 2024 Une « première étape » pour les opposants La plainte déposée contre l'aménagement du village des médias émane du Collectif pour le Triangle de Gonesse, de l'antenne locale du Mouvement national de lutte pour l'environnement (MNLE 93) et de 36 riverains et usagers de l'Aire des vents située dans le parc Georges Valbon de La Courneuve, troisième parc de la région Ile-de-France. « C'est une première étape », a fait valoir l'association MLNE 93 dans un communiqué, mercredi. « Si le besoin de village des médias et de logements est avéré, ce qui reste à prouver, il existe des solutions alternatives sur la ville de Dugny. Le Parc de La Courneuve est un bien commun. Il doit être, en totalité, préservé en espace vert et de loisirs sportifs et culturels. Les 27 hectares de l'Aire des vents doivent être conservés, améliorés et entretenus. Le ministère de l'Ecologie et la Solideo ont échoué à démontrer qu'il n'existe pas de site alternatif pour réaliser ce programme immobilier. Ils ont fait le choix de déroger sur la sauvegarde des espèces et de leurs habitats protégés par la loi. »