JO - Athlé (H) - Cinquième du 110 m haies des JO de Tokyo, Pascal Martinot-Lagarde est « encore très affamé »

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Déçu de ne pas avoir décroché une médaille, comme à Rio, Pascal Martinot-Lagarde (5e du 110 m haies en 13''16) se projette sur les Jeux Olympiques de Paris dans trois ans. « Vous terminez cinquième à six centièmes du podium. Que manque-t-il ?
Quand je suis arrivé à ce Championnat, je n'avais pas grand espoir. J'avais fait une préparation chaotique. Je me suis vraiment entraîné uniquement ces deux dernières semaines. Auparavant, c'était du bricolage. J'étais venu en me disant ''je vais tout donner'', sans grande ambition. Mais ce n'est pas être Pascal de ne pas être ambitieux. Quand je fais la série, je me dis ''ah, c'est sympa.'' Et quand je fais la demi-finale, je me dis ''ah, il y a un truc.'' Quand je fais 13''25, plutôt facilement dans les intentions, je me dis qu'il y a un truc à aller chercher. Je n'avais aucun indice qui pouvait me montrer que j'arriverais en finale, que je ferais 13''16. Là, je peux vous dire que j'ai mal partout. lire aussi Pas de médaille pour les hurdleurs français Ce chrono en finale vous rassure-t-il ?
Le propre d'un champion, c'est d'être prêt le jour J et de tout donner pour la finale, c'est ce que j'ai fait. 13''16, c'est mon meilleur temps de la saison. C'était une course pleine, arrachée. J'ai déposé tout ce que j'avais, mais ça n'a pas suffi. Je suis très déçu, mais je n'ai aucun regret. Je voulais faire mieux qu'à Rio (quatrième), ramener un truc à la maison. Malheureusement, ça s'arrête à la cinquième place. Pascal Martinot-Lagarde « Une préparation qu'on appelle normale n'existera plus. Je vais devoir bricoler avec ma vieille carcasse. » Les Jeux de Paris arrivent vite. L'ambition sera la même ?
Je suis encore très affamé. Il va falloir un peu de temps pour digérer, mais ça va me donner un bel appétit pour faire quelque chose à Paris en 2024. J'ai gagné toutes les médailles dans tous les Championnats, sauf aux Jeux Olympiques. J'ai faim pour rajouter cette ligne à mon palmarès en 2024. Parchment, qui gagne en 13''04, je fais un meilleur départ que lui. Donc je ne peux en vouloir qu'à moi-même parce que mon point fort, ce n'est pas le départ, c'est après. Et pourtant il a réussi à me dominer sur la seconde partie de course. Je n'ai aucun regret, j'ai donné tout ce que j'avais à donner, mais 13''04 ce n'est pas quelque chose qui me fait peur, qui m'impressionne. Je suis juste déçu de ne pas être à ce niveau. lire aussi Les résultats du 110m haies Qu'avez-vous pensé de votre course d'un point de vue technique ?
Techniquement, ce n'était pas si mal. C'était une très belle course, mais ce n'est pas ce qui m'intéresse. Faire une belle course et être cinquième, je m'en fous. Ce que je veux, c'est une course qui mène à une breloque. J'aurais préféré faire une course moche et la ramener. Est-ce qu'une préparation enfin complète, sans pépin, sera la clé pour ramener cette médaille olympique dans trois ans ?
Une préparation complète me mènera à faire des Championnats beaucoup plus sereins. Après, ce n'est pas une fatalité, mais j'ai la conviction que des préparations normales n'existeront plus pour Pascal Martinot-Lagarde. À 29 ans, j'accumule des centaines de milliers d'appuis, j'ai passé des dizaines de milliers de haies, j'ai frappé la piste et fracassé mon corps, soulevé des centaines de barres. Donc je pense qu'une préparation qu'on appelle normale n'existera plus. Je vais devoir bricoler avec ma vieille carcasse. Et ça me va. Parce que ma vieille carcasse elle vous emmène cinquième aujourd'hui (jeudi). Ce maillot, un jour, il ramènera une médaille. » lire aussi Toute l'actu des JO de Tokyo

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