JO - Bleus - Qui débloquera le compteur de la France aux JO de Tokyo ?

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Plusieurs Français peuvent espérer apporter ce week-end sa première médaille à la France. C'est une médaille pas comme les autres. La première. Suivant qu'elle arrive ou non rapidement, qu'elle soit d'or, d'argent ou de bronze, elle donne souvent le ton de la compétition. Pour ce week-end d'ouverture des Jeux, nous avons listé les principales chances pour essayer de déterminer qui ouvrira le compteur des Bleus. Toute surprise n'étant évidemment pas à exclure... 

SAMEDI Tir (3h45) : ce serait trop beau 

Ce pourrait être la belle histoire des Jeux. D'autant que la carabine à 10 mètres sera la première épreuve à décerner des médailles. Océanne Muller, 18 ans, n'a décroché son billet pour Tokyo que voici un mois en remportant les Championnats d'Europe. D'une victoire (ou d'une médaille) à l'autre, le schéma paraît trop simple pour pouvoir se réaliser. Mais sait-on jamais... Sa jeunesse et l'absence totale de pression plaident pour elle, mais elle n'a pas l'expérience de ce genre de rendez-vous. Et, si cela marche souvent à l'étranger, les générations spontanées sont assez rares dans l'Hexagone.

Tir à l'arc (9h45) : dur, dur 

Si Jean-Charles Valladont (vice champion olympique à Rio) et la championne d'Europe Lisa Barbelin décrochent une médaille, ce sera en conclusion d'un sacré parcours. À l'issue d'une difficile première journée vendredi, les Bleus ont droit à un tableau peu clément. Ils rencontreront le Japon en huitièmes de finale, avant éventuellement d'affronter les redoutables Sud-Coréens en quarts. On pourrait donc être fixé très très tôt. Dans le mauvais sens du terme. 

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Cyclisme (10 heures) : un seul être vous manque...

Cela aurait été un parcours rêvé pour Julian Alaphilippe, mais le champion du monde n'est pas là. Il faudra faire sans et les chances françaises reposeront essentiellement sur les épaules de David Gaudu et Guillaume Martin. Il leur faudra accrocher la bonne échappée sur un circuit réputé difficile.

Judo (entre 11 et 12 heures) : en outsider

Shirine Boukli fait partie des favorites des moins de 48 kg. Pas de bol néanmoins, elle a hérité d'un tirage au sort difficile avec la blonde Ukrainienne Daria Bilodid au 2e tour. Si elle passe cet obstacle, elle lancerait l'équipe de France de judo on ne peut mieux.

Escrime (entre 13h45 et 14h15) : à la fin de l'envoi...

Ce ne sont pas les armes où les Bleus ont le plus de chances de briller. Mais Boladé Apithy au sabre et Coraline Vitalis à l'épée appartiennent tous deux au top 10 mondial. Deux occasions de faire mouche. Mais on devrait plutôt attendre dimanche.

DIMANCHE Natation (3h30 ou 4h45) : la tradition du relais

Fils de deux Olympiens, Léon Marchand arrive à Tokyo nanti du 4e temps mondial sur 400 m 4 nages, la première finale du programme de natation. Il n'est cependant pas le favori. Les chances du 4x100 m femmes paraissent plus élevées. Derrière l'Australie et le Canada, il y a un bon coup à jouer pour une équipe constituée autour de l'ossature Bonnet-Wattel-Gastaldello.

Skateboard (5h15) : pour une première

Discipline de jeunes et sport de rue, le skate fait son apparition au programme olympique comme sport additionnel. Aurélien Giraud et Vincent Milou font partie des meilleurs mondiaux et, par conséquent, des favoris du skateboard street, une épreuve que les plus de 77 ans risquent d'avoir du mal à comprendre. Giraud, vainqueur du Dew Tour en 2019 et Milou, qui a décroché deux podiums en League Street, pourraient populariser la planche à roulettes dans cette catégorie d'âge.

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Judo (entre 11 et 12 heures) : face à une idole du coin

Amandine Buchard n'est pas la favorite des moins de 52 kilos. Ce rôle est censé être tenu par la Japonaise Uta Abe, 21 ans et déjà deux fois championne du monde. Mais, championne d'Europe ce printemps, double médaillée de bronze mondiale en 2014 et 2018, Buchard peut y croire.

Escrime (entre 12h50 et 13h45 ou entre 13h20 et 14h15) : dans la tradition

Yannick Borel a déjà été champion olympique. Mais par équipes. De nombreux épéistes français pourront vous dire que ce n'est pas la même chose qu'en individuel. À 32 ans, le Guadeloupéen, champion du monde 2018, dispute ses troisièmes Jeux. Si ça doit rigoler, c'est cette année où jamais. Un peu plus tôt, Ysaora Thibus, vice championne du monde 2018 de fleuret, aura peut-être débloqué le compteur.

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