JO - Boxe (H) - Sofiane Oumiha éliminé en huitièmes de finale des -63 kg aux JO de Tokyo

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Le vice-champion olympique des -60 kg à Rio, Sofiane Oumiha, a été battu par arrêt de l'arbitre au deuxième round face à l'Américain Keyshawn Davis en huitièmes de finale des -63 kg, samedi à Tokyo. La déception est immense pour Sofiane Oumiha. Pour son premier combat à Tokyo, le vice-champion olympique des -60 kg en 2016 a été battu par arrêt de l'arbitre au deuxième round par l'Américain Keyshawn Davis (22 ans, 1,75 m) en huitièmes de finale des -63 kg, samedi midi à la Kokugikan Arena, à Tokyo. En quarts de finale des Mondiaux, en septembre 2019 à Ekaterinbourg (Russie), Davis l'avait déjà battu aux points 4 juges à 1. Pour cette revanche, le Français s'est tenu à distance lors du premier round, qu'il perdait pour trois des cinq juges, misant sur de brusques attaques de quatre coups. Dans le deuxième, Oumiha (26 ans, 1,78 m) durcissait le combat, mais il se faisait contrer d'un crochet du droit et était compté debout, avant que l'arbitre ne l'arrête, ne l'estimant pas en mesure de continuer. « J'ai progressé depuis les Mondiaux, jubile Davis, vainqueur de ses trois combats pros (dont deux avant la limite). Et quand l'arbitre l'arrête, je ne suis pas surpris, car le Français est toujours ébranlé, en équilibre incertain sur ses jambes. »

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Asloum estime l'arrêt prématuré Comme l'impose le règlement, Oumiha devait se rendre directement au vestiaire, afin d'être examiné par un médecin, sans passer par la zone mixte où la presse l'attendait. « Le premier round est équilibré, peut être donné à l'un comme à l'autre, remarque Dominique Nato, président de la FFB, présent au bord du ring. Dans le deuxième, Sofiane refait un peu la différence, mais, dans une situation anodine, il se fait contrer par un beau crochet du droit et plie les jambes. Et l'arbitre, qui est à côté de lui, estime qu'il n'est pas en état de reprendre. Quand on se fait contrer, on est à la fois surpris par un coup qu'on ne voit pas arriver et ébranlé par la puissance. L'Américain, en étant actif, en l'attendant, en privilégiant le contre, l'a pris comme il fallait, l'a empêché de s'exprimer. » En revanche, Brahim Asloum, champion olympique 2000 et consultant pour France Télévisions, estime l'arrêt prématuré : « Il aurait dû demander à Sofiane de faire un pas de côté, ou d'avancer, pour voir s'il était lucide. Preuve qu'il l'était, car quand l'arbitre l'arrête, il écarte tout de suite les bras, pour protester. Il regardait l'arbitre, mais il a eu le tort de ne pas lui répondre quand il lui a parlé deux fois. Sofiane aurait dû montrer plus de vivacité, sautiller, pour montrer qu'il était prêt à continuer. Combien de fois je l'ai fait dans ma carrière... Alors que j'étais dans les gaz, je bluffais à l'arbitre, pour gagner les quelques secondes pour récupérer. C'est dur, c'est un arrêt trop rapide, prématuré, injuste. Surtout que l'arbitre ne l'a compté que jusqu'à 6, et non pas 8 réglementairement. » lire aussi Programme et résultats de la boxe

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