JO - Canoë-Kayak (H) - Lucide après son élimination en K1 aux JO de Tokyo, Maxime Beaumont fera le point sur son avenir en 2022

·4 min de lecture

Sorti dès les demi-finales du K1 200 m aux Jeux de Tokyo, Maxime Beaumont n'avait pas le niveau « pour jouer la médaille » jeudi. À 39 ans, le kayakiste argenté de Rio a encore l'envie de pagayer mais il n'est pas sûr de continuer au-delà de 2022. « Vous terminez sur une belle note avec votre victoire dans la finale B, mais ce n'est pas le résultat que vous étiez venu chercher...
Je suis un petit peu déçu. Déçu de ne pas avoir réussi à faire la même course en demi-finale. Après, ce qui est certain, c'est que je n'aurais pas pu jouer la médaille dans la finale A. Le niveau était trop élevé pour moi. Je suis quand même content de finir sur une bonne note avec cette victoire en finale B, surtout de cette manière. Je me suis vraiment fait plaisir. lire aussi Maxime Beaumont éliminé en demi-finales du K1 200 m des JO de Tokyo Comment expliquez-vous que vous n'ayez pas réussir à faire la même course en demi-finales ?
J'ai eu une saison un peu compliquée. J'ai enchaîné des blessures, ce qui ne m'a pas permis d'automatiser mon geste technique. À chaque fois, il fallait recommencer, reprendre les bases... et sur du sprint, quand il faut gérer à la fois la confrontation et la technique, c'est un peu compliqué. Parfois, on se laisse emporter par l'un ou par l'autre. En l'occurrence, j'ai eu la malchance de tomber entre les deux plus rapides des séries en demi-finales. Et quand vous voyez les bateaux partir alors qu'on est à mi-course, c'est un peu dur de rester bien focus sur ses intentions techniques. On pourrait dire qu'il suffit d'être concentré sur soi, d'avoir les oeillères, mais je n'ai pas réussi à le faire en demi-finales malgré mon expérience. Sans enlever d'importance à la confrontation française, je n'ai pas l'habitude d'être challengé comme ça sur des courses. «Si je je retrouve le plaisir en compétition, on pourra continuer et pousser jusqu'à Paris 2024. C'est quand même quelque chose de très tentant. C'est à la maison, ce n'est plus très loin, on n'est qu'à trois ans. C'est un petit projet que j'ai dans un coin de la tête. » C'est la frustration et la déception qui dominent ce jeudi ?
Oui pour la demi-finale. Après, j'ai quand même pris du plaisir sur la finale B. À l'arrivée, c'est une neuvième place. Ce n'est pas ce que j'étais venu chercher. Mais je le sentais venir ces derniers mois. J'ai mis beaucoup de choses en place pour être compétitif aujourd'hui (jeudi). Je suis un peu moins loin des premiers qu'à la Coupe du monde (de Szeged, en mai), mais encore très loin quand même. lire aussi Les résultats du K1 200 m des JO de Tokyo Vous avez 39 ans. Comment voyez-vous la suite ?
Je vais continuer de pagayer jusqu'aux Championnats du monde en septembre. Je ne sais pas si je courrai le K1 200, mais en tout cas j'y serai. Ensuite, je vais vraiment couper jusqu'au 1er janvier, vraiment prendre un break. Et au 1er janvier, je prendrai une décision pour la suite. Ce qui est certain, c'est que je pagaierai en 2022. Je n'ai pas envie de terminer sur une année olympique. C'est trop fort en émotions et je m'étais dit que je ne voulais pas être au départ d'une éventuelle finale A en sachant que c'étaient les 35 dernières secondes de ma carrière. On verra en 2022. Si c'est une saison compliquée, que je me blesse, que je ne me fais pas plaisir sur l'eau, je pense que ça signera la fin. Si je retrouve le plaisir en compétition, on pourra continuer et pousser jusqu'à Paris 2024. C'est quand même quelque chose de très tentant. C'est à la maison, ce n'est plus très loin, on n'est qu'à trois ans. C'est un petit projet que j'ai dans un coin de la tête. Le 200 m ne sera plus au programme, en revanche...
Non, il ne sera plus olympique. Mais il y a d'autres disciplines, notamment de l'équipage sur 500 m. La reconversion ne serait pas facile mais plus en tout cas que d'aller chercher un monoplace 1 000 m. J'ai couru par le passé sur cette distance, j'ai été finaliste mondial, mais je ne me vois pas y retourner dans un premier temps. Je vais essayer de tenter de l'équipage. Après, il faut aussi trouver le bon binôme, le bon quatuor. Et être en accord avec la stratégie fédérale sur la préparation de ces bateaux. On verra en fonction de tout ça. » lire aussi Toute l'actu des JO de Tokyo

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles