JO - Cyclisme sur piste (H) - Benjamin Thomas, quatrième de l'omnium : « Je ne me cherche pas d'excuses »

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Quatrième de l'omnium ce jeudi, alors qu'il visait une médaille, Benjamin Thomas assume les erreurs stratégiques qui lui ont coûté le podium. « Quel sentiment ressort après cette quatrième place ?
La déception. Je ne me cherche pas d'excuses, ce n'était pas mon jour. L'Anglais (Matthew Walls) était au-dessus du lot et je fais une erreur tactique lors de la course aux points en lui laissant un tour gratuit, et en pensant que c'est le Néerlandais (Van Schip) qui va boucher. J'ai pris la course à l'envers, je me suis concentré sur la stratégie de prendre des points dès le début et je me fais contrer par Viviani. C'est ma faute, car je n'ai pas su changer ma stratégie pour rester sur la boîte. C'est de l'expérience engrangée mais je suis déçu car je savais que le podium était jouable. Benjamin Thomas « Ça fait mal mais j'espère que dimanche, on ira chercher une médaille (sur l'Américaine) car je n'ai plus rien à perdre » La différence s'est-elle faite plus tactiquement que physiquement ?
Le niveau est hyper élevé, ce sont les Jeux, tout le monde arrive au top. Il n'y a pas tellement de différence physique entre nous, à part l'Anglais. La différence se fait sur la stratégie et les petites erreurs, ces efforts qui se payent car la récupération est courte entre les épreuves. Ça fait mal mais j'espère que dimanche, on ira chercher une médaille (sur l'Américaine) car je n'ai plus rien à perdre. Il y a la journée de demain (vendredi) pour digérer et on va repartir au combat sur l'Américaine, avec les compteurs à zéro. lire aussi Résultats et programme du cyclisme sur piste aux JO Que change ce format plus condensé aux Jeux, avec moins de temps entre les différentes épreuves de l'omnium ?
Il y a moins de temps de récupération, et la course au point devient beaucoup plus stratégique, ça se relève beaucoup et c'est comme ça que beaucoup de coureurs sont partis en échappée. Après, on se regarde un peu et on se demande qui y va, qui n'y va pas. C'est un peu de réussite et je n'ai pas su changer, c'est ma faute et je l'assume. Les temps de récupération très courts, c'est dur pour tout le monde, il n'y a pas à se cacher. C'est un format où tout peut se passer et où tout peut basculer. C'est très dur physiquement. Avez-vous senti le poids de la pression, car on attend depuis longtemps une médaille grâce à vous ?
Je ne vous cache pas que j'en ai eu, plus que d'habitude. On s'y prépare mais quand on se prend ça en pleine tête, deux ou trois jours avant, on commence à stresser. Je l'ai ressenti forcément alors qu'un coureur comme Elia Viviani ne s'est pas affolé, avec son expérience (il était le champion olympique sortant de l'omnium). Physiquement, j'étais dans les clous mais cette pression m'a coûté des cartouches, c'est vrai. »

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