JO - Escrime - Pâles lames pour les escrimeurs français, Coraline Vitalis et Boladé Apithy, éliminés d'entrée

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Les deux escrimeurs français en lice samedi, l'épéiste Coraline Vitalis et le sabreur Boladé Apithy, ont fini leurs JO dès leur premier match. En passant tous les deux à côté de leur rendez-vous. Il y a des défaites serrées, qui donnent au moins le sentiment d'avoir essayé. Mais les revers subis samedi à Tokyo par Coraline Vitalis et Boladé Apithy n'avaient même pas ce goût-là. L'épéiste comme le sabreur français ont quitté leur piste rouge et verte dès leur premier assaut, contre des adversaires à leur portée, dont ils auront subi la loi. lire aussi Le programme complet de l'escrime Vitalis, jeune championne d'Europe 2019, ambitieuse, n'est jamais entrée dans son duel contre l'Estonienne Julia Beljajeva, pour une élimination sans appel (5-15). « J'avais tiré contre elle uniquement en équipes, c'était la première fois en individuelle, un peu une découverte, expliquait la Guadeloupéenne, qui disputait ses premiers JO à 26 ans. J'ai un jeu basé sur le fer, et contre elle, c'est difficile de le trouver. Elle a un jeu qui ne me correspond pas et j'ai payé ce début compliqué. Mon entame n'était pas bonne et une fois qu'elle était devant, c'était dur d'aller la chercher. J'aurais dû mieux débuter pour l'accrocher. Je n'avais pas de solutions, je n'ai pas réussi à appliquer ce qu'il fallait, c'est frustrant de ne pas pouvoir se battre à fond. » Boladé Apithy a mieux donné le change contre l'Iranien Mohammad Rahbari (13-15). Mais c'est son opposant qui avait aussi dicté les échanges et l'esprit de l'assaut. « Il a un jeu chiant... Que je n'aime pas, se désolait le sabreur. Ça s'est vu ! Il avance, il avance, il prend de l'élan, il part du principe que tu vas reculer, il est très agressif au milieu et si tu n'arrives pas à l'arrêter... Tu dois reculer, faire tomber trop court, mais parfois attaquer pour rajouter de l'incertitude. J'ai couru après le score, j'étais un peu crispé. Quand je défendais, je me disais qu'il ne fallait pas que je rate. Au début, je m'enferme au milieu, quand il veut faire de la bagarre et je vais dans ce combat, au lieu de sortir, quitte à prendre les touches, mais plus loin, que ça l'emmerde et que ça le fatigue un peu. » Boladé Apithy « J'ai kiffé le moment, ma préparation aussi, me dire que j'étais prêt. J'étais préparé, mon adversaire aussi, il a gagné, bravo à lui » Qu'a-t-il manqué à l'expérimenté Dijonnais. « Il m'a manqué... trois touches ! », parvient-il à en plaisanter. Comme si la déception était déjà digérée. « J'ai bientôt 36 ans... Je ne suis pas déçu comme si j'avais 20 ans et que c'étaient mes premiers JO, observe-t-il avec recul, lui qui était présent à Londres 2012 sur les pistes et à Rio 2016 comme entraîneur de son frère, Yémi, qui tirait alors pour le Bénin. J'ai kiffé le moment, ma préparation aussi, me dire que j'étais prêt. J'étais préparé, mon adversaire aussi, il a gagné, bravo à lui. Bon ça m'emmerde, parce qu'il y avait quelque chose à faire. Mais ça reste du sport ! » lire aussi Toute l'actu des JO

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