JO - Foot (H) - André-Pierre Gignac loue « l'orgueil » et « l'ego » des Bleus aux JO

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Auteur d'un triplé contre l'Afrique du Sud (4-3), ce dimanche, l'attaquant des Bleus André-Pierre Gignac raconte ce match fou qui a failli sortir son équipe des JO. « Comment avez-vous vécu ce match dingue ?
La première période, il y a un peu d'inefficacité, on a eu quelques occases, eux aussi, et en seconde, on revient à chaque fois dans le match alors qu'on se croyait dans l'avion. Mais il y a un sursaut d'orgueil, un peu d'ego aussi et on l'emporte. C'est une victoire qui fait du bien et qui nous ressoude. On s'offre une finale face au Japon, ça va dépendre du résultat du Mexique face au Japon, j'espère qu'ils feront la même chose que contre nous (4-1). lire aussi JO : les Bleus remportent un match fou face à l'Afrique du Sud (4-3) À la fin, on ne vous a pas beaucoup vus exulter. Vous étiez trop épuisés ?
Quand on est si près de prendre l'avion, il ne faut pas calculer, il faut tout donner. Au début, on analyse, on se dit qu'ils jouent à quatre défenseurs alors qu'ils étaient à cinq contre le Japon (0-1), mais là, à la fin, il faut cet orgueil, cette envie de se surpasser car en dix minutes, on a su changer le match avec deux buts.

Comment allez-vous vous remettre physiquement, avant le match de mercredi contre le Japon (13 h 30, heure française) ?
Ce ne sera pas facile car il y a eu une débauche d'énergie incroyable, mais avec un groupe aussi jeune et du talent, on peut faire quelque chose. On a payé pour voir contre le Mexique, face à une équipe prête et qui se prépare depuis trois mois, en venant toujours aux Jeux pour faire quelque chose de grand. Nous, c'est la première fois depuis 1996 mais on est là, encore dans la bataille. lire aussi Le programme du tournoi de football aux JO de Tokyo Qu'avez-vous ressenti au moment du quatrième but de Téji Savanier (4-3) ?
Là, tu te dis qu'il faut être solide, mais on leur laisse une grosse occasion à la dernière seconde. Il faut essayer d'effacer cette fragilité, ne pas les laisser centrer, mais on les laisse au premier poteau. Il faut être plus près de l'attaquant, ce sont les détails. On a souffert contre le Mexique et là on en met quatre, c'est un peu fou, c'est le foot olympique. »

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