JO - Gym (H) - La Russie sacrée au concours général par équipes aux JO de Tokyo, 25 ans après son dernier titre

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Au terme d'une formidable finale par équipes, la Russie a remporté le deuxième titre olympique de son histoire, ce lundi à Tokyo, 25 ans après celui d'Atlanta. Elle devance les tenants japonais (2e) et la Chine (3e). Il n'en restait qu'un. Une machine. Depuis deux ans, Nikita Nagorniy semble indestructible. À 24 ans, il domine le monde en individuel, avait été l'un des artisans majeurs du titre mondial remporté par la Russie en 2019, le premier depuis l'éclatement de l'Union soviétique. Mais à Tokyo, son passage au sol suffirait à déterminer le classement final. L'homme de Rostov-sur-le-Don n'a pas risqué ce fameux triple salto arrière corps carpé qui porte son nom depuis qu'il l'a présenté lors des Championnats d'Europe d'avril. lire aussi Les résultats du concours général par équipes Mais il a pilé toutes ses acrobaties ou presque. Après son passage, son visage, comme ceux de ses coéquipiers qui se serraient en attendant l'ultime note, avait des larmes d'impatience et d'inquiétude, d'espoir aussi, dans les yeux. Et quand le verdict est tombé, que la Russie devançait bien le Japon pour 103 millièmes de point (262,500 contre 262,397), et le quatuor a explosé de joie. Vingt-cinq ans après les Jeux d'Atlanta, les hommes d'une nation certes suspendue par le CIO, mais la représentant totalement dans l'Arena Ariake, ont décroché l'or olympique. Rien n'a pourtant été simple dans cette finale. À l'issue des qualifications de samedi, les Russes avaient été devancés par le Japon, tenant du titre et en quête, à domicile, du 8e sacre olympique de son histoire, mais aussi de la Chine, qui rêvait de s'imposer au Pays du Soleil Levant, après ses victoires en 2000, 2008 et 2012. Ce résultat n'avait d'autres conséquences que de verser les deux leaders dans un groupe, le suivant dans un autre. Et complexifier le suivi de la compétition. Dalaloyan, victime d'une grave blessure en avril, héros du titre olympique Un moment, la Russie a ainsi compté jusqu'à 3,374 points d'avance sur la Chine, encore plus sur le Japon. Un bonus illusoire quand on y regarde de plus près, puisque les trois nations n'évoluaient donc pas en même temps sur le même agrès. Avant l'ultime rotation, les débats s'étaient ainsi équilibrés, et le Russie ne menait plus que de 0,640 point sur la Chine, avec un os qui se profilait : faire jeu égal avec leurs dauphins provisoires qui pouvaient s'envoler à la barre fixe, quand les Russes devraient batailler avec le sol, notamment Artur Dalaloyan, victime d'une rupture totale du tendon d'Achille début avril. lire aussi Le programme de la gymnastique artistique aux JO de Tokyo Ce que le champion du monde individuel de 2018 a prouvé de détermination, d'inconscience ou de courage penseront certains, est hallucinant. « Je veux vraiment aider l'équipe, lui apporter ma contribution », martelait-il ces dernières semaines. Mais il ne pouvait pas non plus aligner son contenu habituel avec une cheville en vrac. Et, soudain, on a repris les calculatrices en observant la rage euphorique de Daiki Hashimoto qui clôturait les prestations nippones avec une superbe variation à la fixe, et permettait aux locaux de prendre le dessus sur les Chinois. Cet homme-là serait-il le héros de la nation hôte ? C'était sans compter ce diable de Nikita Nagorniy. Et l'on attend, maintenant, la finale du concours général mercredi, où se profile un incroyable duel entre ces deux hommes. lire aussi Toute l'actu des JO de Tokyo lire aussi Le tableau des médailles

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