JO - Hand (F) - Bleues - « On joue notre peau à chaque fois », souligne Olivier Krumbholz après le nul des Bleues aux JO

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Le sélectionneur de l'équipe de France, accrochée par la Suède jeudi (28-28), a tenu à souligner la prestation de ses joueuses, encore loin d'être qualifiées pour les quarts de finale après trois matches. « Quelle analyse faites-vous de ce match nul face à la Suède ?
C'était un beau match, très engagé, qui s'est tenu jusqu'au bout. On a eu des périodes où on était plutôt leaders sur le terrain, notamment en première période, et puis il y a toujours ces trous d'air. On a construit un score pendant 20 minutes (14-9 pour les Bleues) et après ça se délite en un rien de temps. Mais on a eu le mérite de s'accrocher, de continuer à y croire. On est revenus, c'est bien, moi je suis très content de l'engagement des filles et du résultat, car quand on est menés de 2 buts à deux minutes de la fin, aller chercher le match nul c'est très bien. On a surtout beaucoup mieux joué que contre l'Espagne (défaite 28-25, mardi). lire aussi Le film de France - Suède Vous évoquez le temps fort de la première période, où vous prenez un temps-mort surprenant (suivi d'un 5-1 pour la Suède). Pourquoi ?
Ce n'est pas parce que vous prenez un temps-mort que vous allez casser la dynamique de l'adversaire ou que vous allez casser la vôtre. Je voulais changer des choses, que mes joueuses aient une récupération physiologique, voilà. Dans le cadre de mon métier, j'estimais que c'était le bon moment pour prendre le temps mort. Et en fin de match (28-28 et 16 secondes à jouer) ?
Il y a eu discussion sur est-ce qu'on joue à 7 (sans gardienne) ou à 6. Il y a eu une volonté commune de conserver à tout prix le nul, ç'a été une stratégie payante puisqu'on a obtenu le pénalty (manqué par Grâce Zaadi). Les choix, c'est subjectif, on est constamment en train d'anticiper et quand on prend des risques, des fois on se trompe aussi. « On joue avec nos tripes, nos qualités, mais on a rencontré trop de soucis depuis quatre, cinq mois pour être dominateurs » La France risque-t-elle d'être éliminée dès le tour préliminaire ?
Le risque d'élimination existe depuis le début, avant que ça commence. On joue notre peau à chaque fois, on a 3 points, on aurait pu espérer en avoir un peu plus mais personne n'est à l'abri. La situation on la connaît parfaitement, on a des blessées, les filles sont fatiguées, éreintées, on a joué trois matches à 21h30 donc on ne dort pas avant 3 ou 4h du matin. Je trouve que prendre 3 points sur ces trois premiers matches, ce n'est pas négatif. Vous allez affronter la Russie, un autre gros bras...
C'est une grosse équipe, avec des joueuses de très grand gabarit, ça sera un match difficile mais comme tous les matches. Peut-être qu'après notre victoire contre la Hongrie (30-29), on a cru que les Espagnoles seraient abordables. Comme par hasard, on a dévissé. Là, je peux vous dire que le match contre les Russes, personne ne va penser que c'est facile. Et puis les matches durs, ça prépare pour les quarts de finale ; on n'y est pas encore, on est d'accord, mais je reste confiant. On n'est pas dominateurs dans cette compétition, il faut le dire. On joue avec nos tripes, nos qualités, mais on a rencontré trop de soucis depuis quatre, cinq mois pour être dominateurs. Mais il y a un chemin. Alexandra Lacrabère a été remplacée mercredi. Quel était l'état de sa blessure à l'adducteur ?
Elle n'a pas totalement récupéré, n'est pas totalement libérée, donc dans ces conditions-là, c'est compliqué. Elle n'est pas à 100 %. À partir de ce moment, on considère que le mieux pour tout le monde, c'est d'arrêter et de mettre une autre joueuse. Elle est blessée depuis le début et ne récupère pas quand même. Aujourd'hui, elle ne peut pas, ça ne s'est pas suffisamment amélioré pendant trois semaines. On n'a droit qu'à 14 joueuses, pas 16, on ne peut pas faire jouer une joueuse qui n'est pas à 100 %. » Edwige : « Le dernier pénalty est anecdotique » Chloé Valentini (ailière gauche de l'équipe de France) : « Après l'Espagne, on avait à coeur de faire un bon match. Le mot d'ordre était de se battre jusqu'au bout et on l'a montré, même si le résultat n'est pas forcément ce que l'on voulait. Il y a des petites erreurs et contre des équipes comme ça, cela se paie direct. Personnellement, ça va plutôt dans mon sens en attaque, mais je fais encore de petites erreurs défensives, il faut encore que je m'améliore. Le rythme est un peu dur dans ces Jeux Olympiques car on joue tard, on se couche tard. Mais j'ai envie de profiter un maximum de chaque instant, de ne rien regretter car je ne sais pas si j'aurai l'occasion d'en refaire. »

Béatrice Edwige (pivot de l'équipe de France) : « C'est le même problème que d'habitude, on n'arrive pas à creuser l'écart. On fait vingt super bonnes minutes, on a des occasions à 6 mètres mais on n'arrive pas à les mettre dedans. Sur la fin de match, on fait des défenses héroïques, monstrueuses, avec Cléo (Darleux) qui ferme la boîte derrière et puis voilà. Je n'ai même pas envie de m'arrêter sur le dernier penalty. Pour moi, le dernier penalty est anecdotique. On a mené de cinq buts, je ne comprends pas pourquoi on n'arrive pas à enfoncer. »

Pauletta Foppa (pivot de l'équipe de France) : « On savait qu'on avait une poule très, très compliquée, et les erreurs accumulées font que les matches, soit on les perd, soit c'est juste. Il faut beaucoup d'exigence sur ces matches-là, aujourd'hui (jeudi) on l'a eue, mais peut-être pas assez par moments. On a montré de belles choses, un autre visage que l'Espagne. On a trouvé notre stabilité mais on n'a pas trouvé l'équipe dominante qu'on est capables d'être, c'est ça qui manque encore. »

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