JO - Judo (F) - « Une petite erreur qui coûte cher » selon Madeleine Malonga, battue en finale des JO de Tokyo

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Battue en finale des JO de Tokyo en -78 kg par la Japonaise Shori Hamada ce jeudi, la Française Madeleine Malonga regrettait le scénario du combat. « Parvenez-vous à savourer cette médaille d'argent ?
C'est difficile, parce que c'est beaucoup d'années de travail. C'est un rêve au début, qui était devenu un objectif. On sait qu'il faut être présente à ce moment-là. Si ça se trouve, ça ne se représentera pas dans ma vie. C'est difficile de perdre à ce moment-là, d'autant que c'est une fille (Shori Hamada) que j'avais déjà dominée plusieurs fois, notamment en finale des Mondiaux 2019. C'est frustrant, mais ça va me motiver pour Paris 2024 afin de gagner cette médaille d'or olympique. lire aussi Madeleine Malonga s'incline en finale Que se passe-t-il sur l'action au sol sur laquelle vous perdez cette finale ?
Je savais que ce serait un combat serré parce qu'elle est très forte au sol. Sur la séquence où on tombe au sol, je défends bien au début. Je vois que le matte (interruption de combat) ne vient pas, donc je reste un peu fermé et à un moment elle rebascule et je sens une ouverture pour m'échapper. Au final, quand je la prends, elle me gaule encore un peu plus. C'est une petite erreur, mais elle me coûte très cher aujourd'hui. « J'espère que ça va nous motiver pour aller chercher l'or olympique en 2024 » Malgré tout, vous avez une médaille d'argent...
Oui, c'est vrai... mais quand on perd ça fait chier. lire aussi Le programme du judo Avez-vous eu un moment de soulagement après votre demi-finale gagnée ?
Je n'ai même pas eu de réaction quand j'ai gagné le combat, j'étais tellement concentrée pour aller au bout de la journée. Il n'y avait que l'or qui m'importait. Que représente cette médaille ?
Beaucoup de travail. Ça me fait penser aux JO de 2016, j'étais remplaçante, en 2017 je ne suis pas arrivée à atteindre mes objectifs personnels, puis j'ai fait le choix de davantage m'entraîner en club (qu'à l'Insep). Quand on fait ce choix, il faut un peu - excusez-moi l'expression - des couilles. Il faut sortir du système de l'Insep, ça met la pression, j'ai cru en moi, mon entraîneur Alain Schmitt aussi. On a travaillé... tellement (elle pleure). C'est ça qui me chagrine : ne pas être arrivé au bout depuis. J'espère qu'il sera fier de moi et qu'on va encore continuer, que ça va nous motiver pour aller chercher l'or olympique en 2024. »

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