JO - Karaté - Pourquoi les karatékas crient-ils ?

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En 2014, nous avions publié un article consacré aux cris des athlètes en karaté de combat. Alors qu'ils résonnent depuis ce jeudi matin au Nippon Budokan, pour les JO de Tokyo, gros plan sur ce "kiai" qui n'a rien d'anodin. Le cri Aux origines du karaté, le kiai (de « ki », énergies et « ai », se réunir) était porteur d'une charge quasi mystique. « C'est mettre tout son corps et toute son âme dans la technique que l'on exécute au moment où on l'exécute, le signe de l'unité du corps et de l'esprit », expose l'actuel DTN Gilles Cherdieu. « On apprend aux petits qu'il permet de libérer de l'énergie, d'augmenter la force, des choses un peu subjectives, poursuit Yann Baillon, directeur des équipes de France. Mais dès qu'ils passent à la compétition, on met l'aspect philosophique de côté. Le kiai, c'est juste un cri que l'on doit lâcher à l'impact. » lire aussi Alexandra Feracci éliminée en kata aux JO de Tokyo L'arbitre Le kiai fait partie des critères d'attribution du point. Sans cri au moment de l'impact, il ne sera pas validé. Si cette faute est très rare, le kiai a la capacité d'influencer l'arbitre. « Il peut se dire que celui qui crie le plus fort est celui qui a le plus de rage et lui accorder le point », analyse Lucie Ignace, ex-karatéka, championne du monde 2012. Certains pays travaillent en ce sens. L'adversaire « À niveau moyen, on peut se servir du kiai pour intimider, explique Gilles Cherdieu. Mais dès que l'on atteint le très haut niveau, ce n'est plus un élément de déstabilisation. » Lucie Ignace : « Les cris de mes adversaires ne me dérangeaient pas. Une Japonaise (Miki Kobayashi), l'une des têtes de série des - 55 kg, criait très fort, mais, en compétition, j'étais dans mon truc. En revanche, à l'entraînement, ça peut donner mal à la tête ! » Les entraîneurs Pour les coaches, le plus dur, ce sont les compétitions. « Certes, pendant les entraînements, on ne s'entend pas parler, sourit Yann Baillon, mais, en Championnats, on passe cinq jours dans la salle, de 8 heures à 17 heures. C'est bien d'avoir du Doliprane pas loin ! » Le mot « Oussa », « oucha », « ossé », « issa », « aaaah », « ooooh », chaque compétiteur peut avoir son kiai. « C'est un cri naturel, qui sort à l'entraînement et en compétition », rappelle Lucie Ignace, confirmant l'avis de Gilles Cherdieu : « Quand il est bien fait, un kiai s'exprime de façon inconsciente. » lire aussi Le karaté aux JO de Tokyo, mode d'emploi

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