JO - L'or aux Jeux Olympiques, une quête très géopolitique

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La répartition des titres olympiques, des premiers JO d'Athènes en 1896 à ceux de Rio en 2016, offre une illustration originale de la géopolitique internationale durant cette période. Se plonger dans le passé olympique, c'est prendre une leçon d'histoire. Sportive d'abord, géopolitique ensuite. Parce que la collecte de la médaille d'or, depuis les premiers Jeux d'Athènes en 1896 jusqu'à ceux de Rio en 2016, illustre parfaitement les tourments qui ont bouleversé le monde tout au long du XXe, et au début du XXIe siècle. Un premier enseignement, d'abord : les JO ont toujours été une histoire américaine. Très tôt, les États-Unis ont collectionné les plus belles des médailles, prenant l'avantage dès « leurs » Jeux de Saint-Louis (Missouri) en 1904, avec l'impressionnant total de 76 titres. Un record plus jamais égalé par la suite. Derrière, les nations européennes ont tenté de tirer leur épingle des Jeux. La France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne ont ainsi été de grandes collectionneuses de médailles d'or, jusqu'à l'annulation logique des Olympiades de 1916 (qui devaient se tenir à Berlin), conséquence de la Première Guerre mondiale (1914-1918). L'histoire se répètera de nouveau quelques années plus tard, lorsque le monde connaîtra son deuxième conflit international (1939-1945). Les JO seront de retour en 1948, à Londres. Comme un symbole. Une guerre froide olympique La deuxième partie du XXe siècle est l'occasion d'un autre duel, celui qui a opposé les États-Unis et leurs alliés à l'URSS et les membres du bloc de l'Est. Preuve de leur puissance, l'URSS et l'Allemagne de l'Est (RDA) figurent encore aujourd'hui dans le top 10 des nations les plus titrées aux JO. Au cours des années 80, les tensions provoqueront même le boycott des Jeux de Moscou (1980) par les Américains et une cinquantaine de pays alliés, avant que les Russes et leurs sympathisants ne prennent la même mesure quatre ans plus tard, refusant de se rendre à Los Angeles. La chute du mur de Berlin, en 1989, permettra l'émergence de nouveaux acteurs, notamment asiatiques. La Corée du Sud, mais surtout la Chine, font leur apparition dans le bal des pays les plus titrés au cours des années 90. Une tendance qui devrait se confirmer cet été à Tokyo, et dans les années à venir. lire aussi Toute l'actualité des JO de Tokyo

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