JO - Natation - Qu'est-ce que le «cupping», la méthode de soins utilisée par Michael Phelps ?

Très remarquées sur les épaules de Michael Phelps pour ses débuts aux JO de Rio, les marques rouges aux allures de gros suçons résultent du «cupping», une technique de soins utilisée par le staff américain. Qui l'explique.

Très remarquées sur les épaules de Michael Phelps pour ses débuts aux JO de Rio, les marques rouges aux allures de gros suçons résultent du «cupping», une technique de soins utilisée par le staff américain. Qui l'explique.«Je ne vais pas mettre un morceau de beurre ou je ne sais quoi. On fait les choses sérieusement.» C’est dans un éclat de rires que Keenan Robinson, le responsable de la préparation physique de l’équipe américaine de natation, a réagi aux interrogations suscitées par le «cupping».Le terme désigne l’utilisation de ventouses aspirantes en guise de soins. Ces ventouses peuvent, selon les cas, laisser des marques plus ou moins importantes et pendant une quinzaine de jours par exemple.Une technique chinoise revisitéeLa technique n’est pas nouvelle, elle s’inspire de méthodes ancestrales chinoises et, au début des années 2000, plusieurs actrices américaines auraient utilisé le procédé. Le regain d’intérêt pour ce système de ventouses tient en deux mots : Michael Phelps.De retour aux Jeux avant de raccrocher pour de bon, le recordman du nombre de médailles olympiques arborait à Rio, dimanche avant la finale du relais 4x100m, d’étranges marques rouges. La cause en était le «cupping», il restait à comprendre ce que c’était. «Les objets sont simples à transporter et ça prend cinq minutes : c’est conçu pour faire circuler le sang dans des zones spécifiques où il y a de la tension ou de la fatigue musculaire, explique Keenan Robinson. Ça favorise le mouvement des cellules sous la peau, l’évacuation du stress.»Si ces marques sur le corps de Phelps sont apparues aux yeux du monde à Rio, le staff du Team USA explique que le nageur utilise cette méthode de soins de manière hebdomadaire depuis le début de l’année 2015. «On essaye de préparer au mieux les muscles, d’équilibrer la tension, précise le Dr. Kevin Rindal, le chiropracteur de l’équipe, en qui Phelps voue une grande confiance. Au niveau de l’épaule, il y a plein de connexions importantes.»Concrètement, en fonction des jours donc des besoins, l’utilisation de la méthode varie. «On compresse les muscles avec les ventouses, on fait des mouvements avec les muscles pour favoriser la détente. On demande parfois à Michael d’effectuer certains mouvements alors que les ventouses sont posées, pour favoriser la circulation de fluides.»«Il y a un élément psychologique»Le «cupping» ne constitue pas la seule méthode de récupération mais, comme il sent qu’elle fonctionne, Phelps s’y est attaché. «Chaque athlète a une routine et la considère comme importante, reprend Robinson. Michael se connaît, sait si ça marche ou si c’est n’importe quoi.»Peut-il y avoir un effet placebo ? «Il y a un élément psychologique à prendre en compte», admet le Dr. Rindal. Que ce soit sur le plan physiologique ou psychologique, Phelps paraît en tous cas au top.A VOIR : le guide des Jeux, la natation et autres sports de bassin

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