JO - Pékin 2022 - JO d'hiver 2022 : le Royaume-Uni annonce à son tour un boycott diplomatique

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Le Premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé ce mercredi un « boycott diplomatique » des Jeux d'hiver de Pékin (4-20 février 2022). « Aucun ministre » de son gouvernement ne prévoit de s'y rendre. Après les États-Unis et l'Australie, c'est désormais le Royaume-Uni qui annoncé « un boycott diplomatique des Jeux Olympiques d'hiver de Pékin ». L'annonce en a été faite par la voix du Premier ministre Boris Johnson lors de la séance hebdomadaire de questions au Parlement, soulignant que le boycott sportif n'est « pas la politique » de son gouvernement. La décision britannique constitue un nouveau revers pour le régime chinois accusé par les occidentaux de fouler au pied les droits humains. Les sources de tensions sont nombreuses entre Londres et Pékin, entre respect des droits humains au Xinjiang, recul des libertés dans l'ex-colonie britannique de Hongkong et exclusion du géant chinois Huawei dans les infrastructures 5G britanniques. La Chine n'a pas encore réagi Devant les députés britanniques, Boris Johnson a assuré qu'il soulevait régulièrement auprès du régime chinois la question des droits humains, au coeur de la décision des pays occidentaux. Si la Chine n'a pas encore réagi à l'annonce britannique, la décision des Etats-Unis a suscité la colère de Pékin, celle de Canberra, le mépris. Pour expliquer sa décision, l'Australie a invoqué la question du respect des droits humains au Xinjiang, mais d'autres différends existent entre Canberra et Pékin, allant de la question des lois australiennes sur l'ingérence étrangère jusqu'à la récente décision d'acquérir des sous-marins à propulsion nucléaire. Le porte-parole de la diplomatie chinoise à propos de la décision de l'Australie « Leur politique politicienne et leurs petits jeux ne changeront rien à la réussite des Jeux Olympiques » « L'Australie ne reviendra pas sur la position ferme qu'elle a adoptée pour défendre ses intérêts, et il n'est évidemment pas surprenant que nous n'envoyions pas d'officiels australiens à ces Jeux », a déclaré le Premier ministre Scott Morrison. Interrogé lors d'un point de presse mercredi, le porte-parole de la diplomatie chinoise, Wang Wenbin, a assuré que son pays n'avait jamais eu l'intention d'inviter des hauts responsables australiens. « Tout le monde se fiche de savoir s'ils viennent ou non, a-t-il lancé. Leur politique politicienne et leurs petits jeux ne changeront rien à la réussite des Jeux Olympiques ». La décision de Canberra « montre aux yeux de tous que le gouvernement australien suit aveuglément les pas d'un certain pays », a estimé M. Wang Wenbin, sans nommer les Etats-Unis. Washington avait en effet annoncé en début de semaine un boycott diplomatique au nom de la défense des droits humains. Pékin a rétorqué que « les Etats-Unis paieront le prix de leur mauvais coup ». Réagissant à la décision australienne, Sophie Richardson, directrice de Human Rights Watch en Chine, a salué une « étape cruciale vers la remise en cause des crimes contre l'humanité commis par le gouvernement chinois à l'encontre des Ouïghours et des autres communautés turques ».

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