JO - Paris 2024 - La route est dégagée pour l'échangeur autoroutier à Saint-Denis en vue des JO

L'Equipe.fr
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La cour administrative a rejeté, jeudi, la requête d'associations de riverains demandant l'annulation de l'aménagement d'un échangeur autoroutier facilitant l'accès au village des athlètes pour les Jeux de Paris 2024. « Le seul contentieux en cours », dixit Nicolas Ferrand, directeur général de la société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo), est en passe d'être réglé. Sur la soixantaine d'ouvrages dont la Solideo a la charge, le projet d'aménagement des échangeurs autoroutiers à Saint-Denis, dans les quartiers Pleyel (A86) et Porte de Paris (A1) était déjà suspendu depuis mai, à la suite d'un recours en référé de plusieurs associations de riverains. Ces derniers, parmi lesquels un collectif de parents d'élèves, estiment que les travaux prévus sont dangereux pour la santé des habitants et notamment des plus jeunes. Au terme d'une décision argumentée sur 11 pages, la Cour administrative d'appel de Paris a rejeté, jeudi, « la requête du conseil départemental des parents d'élèves de Seine-Saint-Denis et autres » demandant que le projet d'aménagement des échangeurs autoroutiers à Saint-Denis, dans les quartiers Pleyel (A86) et Porte de Paris (A1) soit bel et bien annulé. « Si la justice nous est favorable, les travaux se font et on est dans les temps. Si cela ne se fait pas, on a un sujet compliqué à traiter avec Paris 2024 ; comment on fait pour faire fonctionner le village olympique dans son lien avec l'A86, le Stade de France, le centre aquatique olympique ? », expliquait Nicolas Ferrand le 15 octobre. La décision de la cour d'appel lui enlève donc une épine du pied. La cour administrative « Les inconvénients relevés par les requérants, en particulier en ce qui concerne les nuisances sonores et la qualité de l'air pour certains riverains [...] ne peuvent être regardés comme excessifs » Dans sa décision, la cour rappelle qu'« eu égard notamment aux avantages socio-économiques du projet et aux mesures prises pour les éviter et les réduire, les inconvénients relevés par les requérants, en particulier en ce qui concerne les nuisances sonores et la qualité de l'air pour certains riverains, qui sont inhérents à de tels niveaux de voirie, ne peuvent être regardés comme excessifs par rapport à l'intérêt que l'opération présente et ne lui retirent pas son caractère d'intérêt général ». La Solideo n'a fait aucun commentaire sur cette décision, laissant à la préfecture de Paris et d'Ile-de-France le soin de communiquer sur le démarrage des travaux. C'est Michel Cadot, aujourd'hui délégué interministériel aux Jeux et auparavant préfet de Paris et d'île de France qui avait, dans un arrêté du 22 novembre, déclaré l'intérêt général des travaux d'aménagement du système d'échangeurs pour faciliter l'accès aux principaux équipements olympiques de Seine-Saint-Denis et leur liaison. « C'est une décision absolument scandaleuse », a réagi Me Coline Robert, un des conseils des quinze requérants, interrogée par l'AFP. L'avocate a dénoncé des « arguments de mauvaise foi » et « peut-être une pression » pour que « les dossiers de ce type-là passent au nom des JO alors que les conséquences du projet sont manifestes ». Les riverains mécontents peuvent encore s'en remettre au Conseil d'État. lire aussi Toute l'actu des JO 2024 de Paris