JO - Skateboard (H) - Vincent Matheron, heureux finaliste aux JO, « le phénix qui renaît de ses cendres »

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7e du park, ce jeudi à Tokyo, le Français de 23 ans Vincent Matheron était « un peu frustré » de ne pas avoir plaqué ses runs en finale. Mais être le seul Européen dans le top 8, après une année chaotique, est déjà une victoire. Quand il a vu les tenues proposées pour skater à Tokyo, Vincent Matheron n'a pas hésité : le tee-shirt bleu, aux couleurs de l'Olympique de Marseille. Une évidence. Référence aussi à ce mythique bowl du Prado, où il a débuté le skate à 4 ans, avec son père et son oncle. Dans le park olympique ce jeudi, sous le cagnard tokyoïte, le champion de France, était souriant, comme à son habitude, mais « un peu frustré » de ne pas avoir réussi à plaquer un de ses runs en finale. lire aussi Le classement du park aux JO de Tokyo Seul Européen dans le top 7, il termine 7e des JO. « Je suis tombé trois fois sur des tricks que j'ai l'habitude de faire, mes signatures, mais c'est la vie, pas de regret, relativise Matheron. Je suis content d'être arrivé là. Je viens de plus loin que les autres. J'ai beaucoup travaillé pour en arriver là, donc je suis fier. » Vincent Matheron « J'étais dans le flou total. Le docteur m'avait dit un an, et finalement je suis là au bout de six mois » Car il y a un an, peu de monde aurait parié sur la présence du Marseillais de 23 ans à Tokyo. Dans sa cheville, il possède aujourd'hui encore 15 vis, trois broches et deux plaques, qu'il va enlever le mois prochain. Victime d'une grosse chute en Californie en juin 2020, sur la mythique rampe de vert (un module en forme de « U ») de la légende américaine Tony Hawk, qu'il connaît bien, il se blesse : triple fracture de la cheville. S'ensuivent une opération et de longs mois de rééducation, loin du skate, « un enfer », selon ses propres mots. « J'étais dans le flou total, confie-t-il. Personne pouvait me dire comment mon corps allait réagir. Le docteur m'avait dit un an, et finalement je suis là au bout de six mois. » « C'est le phénix qui renaît de ses cendres, sourit Florent Balesta, sélectionneur bleu. Il a la rage et est le premier à vouloir se prouver à lui-même et prouver aux autres qu'il est là. Il a eu une année hyper compliquée, ça n'a vraiment pas été drôle pour lui. » Après les JO, Matheron devra repasser par la case rééducation, avant de retourner aux États-Unis, en Californie, où il vit. Il espère dévoiler bientôt une video part, une compilation de tricks tournés dans la rue, passage important dans la carrière d'un skateur pro. Déjà, il donne rendez-vous à Paris 2024, « en terre ennemie », blague le Marseillais. lire aussi Toute l'actu des JO de Tokyo

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