JO - Surf - Les tops et les flops des épreuves de surf pour leur première aux JO de Tokyo

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La première épreuve de surf olympique s'est achevée ce mardi avec les médailles d'or d'Italo Ferreira et Carissa Moore. Voici les tops et les flops de cette compétition qui ne restera pas forcément dans les annales. Les tops Italo Ferreira (Brésil) Contrairement à Gabriel Medina, Italo Ferreira n'a pas failli. Il faisait partie des grands favoris et a décroché l'or, deux ans après sa victoire déjà au Japon lors des Mondiaux ISA à Miyazaki. Comme à son habitude, le Brésilien a été impressionnant, comme habité par une force supérieure. Son surf radical, puissant et très aérien lui a permis de triompher. Un roc. lire aussi Le tableau (H) Owen Wright (Australie) Il y a 4-5 ans, personne n'aurait parié un kopeck sur un retour en grâce de l'Australien. Après une très sérieuse chute à Pipeline (Hawaï) en décembre 2015, et de graves problèmes neurologiques, Owen Wright, dont on pouvait douter de sa remise en forme, est revenu au premier plan. Non seulement cet excellent tuberider a gagné à Teahupoo en 2019 mais il a chipé au Japon une belle médaille de bronze. Un come-back tonitruant. Carissa Moore (États-Unis) Dans le tableau féminin, l'Hawaiienne était la grande favorite, notamment parce qu'elle est actuellement la meilleure cette saison sur le circuit pro. Grâce, là aussi, à un surf puissant et un mental solide, elle n'a jamais tremblé, à l'image de sa finale maîtrisée contre Bianca Buitendag. Elle peut désormais se concentrer sur l'obtention de son 5e titre mondial sur le CT. lire aussi Le tableau (F) Bianca Buitendag (Afrique du Sud) Il faut bien avouer que pas grand monde n'aurait misé sur une place en finale pour la Sud-Africaine. Retirée du circuit pro, Bianca Buitendag n'en reste pas moins une surfeuse redoutable. Sa 4e place lors des Mondiaux ISA à Miyazaki en 2019 était un indice sur son niveau de performance. Elle a confirmé qu'elle savait manier avec une incroyable aisance les vagues japonaises et les conditions très compliquées. Michel Bourez (France) Certes le Français n'a pas ramené de médaille mais il a signé la meilleure performance tricolore avec une 5e place. Il n'a pas à rougir de son élimination en quarts de finale face à l'ogre Medina. Durant cette série, peut-être la plus intense et agréable à regarder de ces Jeux, il a eu le don de trouver un énorme tube. Et il a fait preuve comme à son habitude d'une belle détermination. Les flops Gabriel Medina (Brésil) Ferreira était très attendu mais Gabriel Medina avait la faveur des pronostics en raison de sa saison quasi parfaite sur le circuit pro. Au final, le Brésilien repart du Japon sans médaille. Il termine au pied du podium après sa défaite en demies quelque peu controversée contre le Japonais Kanoa Igarashi. Johanne Defay (France) Johanne Defay était sur le papier la meilleure chance de médaille française au Japon. Mais l'actuelle n°2 mondiale, qui sortait d'une victoire au Surf Ranch, a failli dès les 8es de finale. Et face à l'inconnue portugaise Yolanda Hopkins-Sequeira... Son début de série trop timoré lui a été fatal. Stephanie Gilmore (Australie) Avec ses sept titres mondiaux, son immense expérience et sa grande polyvalence, Stephanie Gilmore postulait légitimement à une place sur le podium. Mais l'icône australienne a disparu des radars japonais très précocement après une défaite en 8es face à Buitendag. Une vraie grosse déception. John John Florence (États-Unis) Si on prend son niveau d'extraterrestre, il est clair qu'une élimination en 8es fait tache et sonne comme un joli fiasco. Sauf que, pour sa défense, John John Florence revient tout juste d'une grave blessure et il n'était assurément pas à 100 %. De plus, il n'est pas tombé face à un amateur, mais contre son compatriote du circuit pro Kolohe Andino, lui aussi de retour de blessure. Le spot de Tsurigasaki Beach Au départ, on attendait pas grand-chose de ce spot de Tsurigasaki. Puis, la présence d'un typhon au large les jours précédents a laissé espérer de grosses conditions pour la compétition. Sauf que le vent a soufflé (trop) fort et pas dans le bon sens, trop souvent on-shore. Les vagues étaient soient plates, pas assez creuses, trop courtes... Sans compter l'eau, marron. Pour qu'une compétition soit réussie, il faut certes des surfeurs au top niveau (ce qui était le cas) mais aussi et surtout un spot avec des vagues de qualité. Et là, on en était très loin... Dommage pour cette première olympique. Vivement Teahupoo dans trois ans.

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