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JO 2021 - “Ça fait 17 ans que je ne m'entraîne que pour ça, j’y crois” : Élodie Clouvel en route pour la médaille d’or en pentathlon moderne

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Nageuse, puis pentathlète, Elodie Clouvel aborde les Jeux Olympiques de Tokyo avec de grandes ambitions. Après la médaille d'argent en 2016, elle vise l'or. Retour sur son parcours pas comme les autres.

Vice-championne olympique en 2016, une fois championne du monde, trois fois vice-championne du monde, une fois vice-championne d'Europe. Ce (très) long palmarès international, c'est celui de la Française Élodie Clouvel. Son sport n'est pas le plus connu, mais il est sans doute le plus complet : le pentathlon moderne. Pour les profanes, le pentathlon moderne est la combinaison de cinq épreuves, aussi différentes que complémentaires : l'escrime, la natation, l'équitation et la course à pied couplée au tir.

À 32 ans, et dans quelques jours, Élodie Clouvel va participer à ses troisièmes Jeux Olympiques. Et elle sera l'une des favorites. Son objectif est d'ailleurs clair : décrocher l'or olympique. “Pas seulement pour la médaille, mais pour le titre. Pour le chemin parcouru après 17 ans à y croire”, nous explique-t-elle dans un entretien émouvant.

Baignée dans le sport de haut niveau

Justement, quel a été son parcours ? Élodie Clouvel est la fille de Pascal et Annick Clouvel, deux athlètes de haut niveau spécialisés dans le fond et le demi-fond. Autant dire qu'elle est tombée dans la marmite du sport dès son plus jeune âge. “C'était une petite fille qui était tonique, qui aimait toucher à tout. On avait envie de lui faire découvrir un maximum de choses. Ce qui fait que toutes ces palettes qu'elle a pu découvrir jeune lui ont permis de devenir, par la suite, la championne qu'elle est devenue en pentathlon moderne", confie son père, nostalgique, au micro de Yahoo.

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Pour celle qui a commencé par la natation, le déclic arrive en 2004. Et ce n'est pas un hasard. "La première fois que je me suis dit 'je vais être aux Jeux Olympiques', c'est quand Laure Manaudou a gagné la médaille d'or à Athènes en 2004. Je me disais 'moi aussi un jour j'ai envie d'y arriver, j'ai envie d'être une championne'”, se rappelle Élodie Clouvel, qui ne parviendra pas à se qualifier pour les JO de 2008 en natation. À l'époque, elle est entraînée par un certain... Philippe Lucas, dont elle garde un bon souvenir malgré les 18 kilomètres de nage quotidienne qu'il lui infligeait alors. “Ça m'a vraiment forgée mentalement, j'en garde un super souvenir”, disait-elle à ce sujet dans une interview pour La Dépêche en 2016.

Un seul objectif

Un échec qui lui permettra de rebondir. La Fédération française de pentathlon moderne remarque les performances d'Élodie Clouvel et approche l'athlète d'1m82. Elle doit alors découvrir trois disciplines qu'elle ne pratiquait pas du tout : l'escrime, le tir et l'équitation. Et c'est un succès puisqu'elle est sélectionnée en pentathlon moderne pour les JO 2012 de Londres, après seulement trois ans de pratique de ce sport. Malheureusement, la sportive garde quelques regrets sur ces Olympiades, comme elle nous l'avoue : "Je les ai vécues un peu comme une spectatrice. Je n'ai pas complètement réussi à être actrice de ces Jeux Olympiques". Elle les termine à la 31e place. Pour elle, pas question d'en finir là. À force de courage et de travail, Elodie Clouvel va être récompensée. Et de quelle manière ! En 2016, aux JO de Rio, elle décroche la médaille d'argent, devancée par l'Australienne Chloe Esposito de 16 petits points. La première médaille olympique française en pentathlon moderne en individuel de l'histoire.

“C'est une autre Élodie, avec quatre ans de plus de maturité, je m'exprime pleinement lors de la compétition, avec le niveau que j'ai du moment, je donne le meilleur et j'arrive deuxième”, commente-t-elle. Avant de contrebalancer avec une déception tout de même : ne pas avoir été sacrée championne olympique. Mais Élodie Clouvel n'a pas dit son dernier mot et elle va se présenter aux JO de Tokyo avec un seul objectif, la médaille d'or.

“Ça serait vraiment un accomplissement dans ma carrière. Ça fait 17 ans que je ne m'entraîne que pour ça, deux fois par jour pour être championne olympique. J'y crois et je me dis que c'est possible”, termine-t-elle. Réponse le 6 août prochain. Avec, on l'espère, une bonne nouvelle à annoncer et une jolie photographie à mettre en avant : celle d'Élodie Clouvel sur la plus haute marche du podium, avec son large sourire si reconnaissable, une médaille d'or autour du cou.

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