JO - Volley (H) - Earvin Ngapeth, après la victoire des volleyeurs français sur les Russes aux JO : « Fallait qu'on foute le bordel »

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La star du volley français, Earvin Ngapeth, a apprécié la belle réaction des Bleus contre le Comité olympique russe ce vendredi (3-1). Un succès qui les relance dans la course aux quarts de finale des Jeux Olympiques de Tokyo. « Quel est votre sentiment après cette victoire cruciale contre les Russes ?
On est contents, on prend trois points, cela nous permet de continuer à rêver. En plus on a mieux joué. On était moins sur la réserve, on s'est lâchés et on sait que c'est comme ça qu'on joue le mieux. Donc super heureux. C'est parce que vous étiez en difficulté que vous avez mieux joué ?
C'est le fait de ne plus avoir rien à perdre. Cela nous tenait à coeur de faire un match qui nous ressemble, surtout, dans l'état d'esprit. Forcément, on a regardé Argentine-Tunisie avant, on savait qu'avec trois points on faisait un gros bond vers la qualif (en quarts de finale). Après, il faudra faire un bon match contre le Brésil (dimanche, 11h05 heure de Tokyo) pour être certain de se qualifier. « Le sourire, la joie, c'est comme ça qu'on doit jouer. C'est une victoire qui peut définitivement lancer notre compète » Une nouvelle fois, le match a démarré avec beaucoup de retard, comment avez-vous vécu cette situation ?
Le premier match contre les États-Unis (0-3) nous a appris à gérer ce cas de figure. On attend, on patiente, on reste ensemble en attendant le « go » de Laurent pour commencer l'échauffement. Mais c'est vrai que c'est délicat. Lors du premier match, cela fait partie des choses qui nous ont mis un peu dedans. On avait attendu trois heures dans le vestiaire, on avait mal géré ce moment-là, maintenant on le gère beaucoup mieux.

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lire aussi Antoine Brizard a pris les commandes de l'équipe de France aux JO de Tokyo Vous sentez-vous libérés, désormais ?
Soulagés, super contents. Quand tu ne joues pas ton jeu, il y a des doutes qui commencent à s'installer. Quand tu fais un match comme ça, ça soulage. Le sourire, la joie, c'est comme ça qu'on doit jouer. C'est une victoire qui peut définitivement lancer notre compète. « On voit qu'on n'a pas perdu notre volley, c'est juste dans la tête, il faut qu'on aborde tous nos matches comme ça, en mode rien à perdre, au combat » Quelle incidence a l'absence de public ?
C'est un peu compliqué car la salle est vraiment super grande. Ce n'est pas comme en club où les salles sont plus petites. En plus, on n'a pas l'occasion de s'entraîner dans la salle. On en a aussi parlé entre nous, parce qu'on était un peu mous. Cela ressemblait à ce que l'on faisait sur le terrain. Aujourd'hui, il y avait plus de bruit, les staffs sur les bancs, les collègues, ça aide. C'est nous, ça, le bruit, la folie ! Cela nous ressemble plus. C'est une question d'énergie. On s'est dit qu'il fallait qu'on foute le bordel. lire aussi Earvin Ngapeth, héros frustré aux JO de Tokyo Il y avait pas mal d'inquiétude sur vos performances personnelles, avez-vous l'impression d'y avoir répondu aujourd'hui ?
Quand tu ne joues pas bien, tu commences à douter. Des matches comme ça font du bien car ça te rassure. Je pense que c'est le plus important. On voit qu'on n'a pas perdu notre volley, c'est juste dans la tête, il faut qu'on aborde tous nos matches comme ça, en mode rien à perdre, au combat. »

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