Johan Clarey : « Je n'aborde pas Kitzbühel avec un gros moral »

Johan Clarey a obtenu une deuxième place en descente à Val Gardena. (S. Boué/L'Équipe)

Forfait à Wengen (Suisse) le week-end dernier en raison de soucis personnels, Johan Clarey disputera ses deux dernières descentes à Kitzbühel (Autriche) vendredi et samedi. Une course cochée dans son calendrier, mais qu'il n'aborde pas dans les meilleures conditions.

« Comment vous sentez-vous pour ce retour en course, après votre forfait à Wengen ?
Ça va moyen, pour être honnête. J'ai des problèmes dans ma vie personnelle. Avec mon épouse, on passe des moments super difficiles en ce moment, en raison d'un événement qui a été dur pour nous. Je n'aborde pas Kitzbühel avec un gros moral.

Vous avez hésité à venir à Kitzbühel ?
Oui. Mais c'est grâce à ma femme que je suis là, parce qu'elle est courageuse. J'ai beaucoup hésité, mais je vais essayer de faire mon métier. Et comme ce sont mes dernières courses ici, j'essaie de rassembler ce qui me reste de moral pour faire les choses bien.

C'est parce que ce sont vos dernières courses ici que vous êtes quand même là...
Je ne sais pas, on n'a pas trop réfléchi. On est parti dimanche, je n'ai pas planifié beaucoup de choses. On a écouté notre petite voix intérieure et on est parti. Si ça avait été une autre course, je n'aurais sans doute pas été là... Comme c'est "Kitz", ça a joué beaucoup dans la balance pour que je vienne, que je fasse ce gros effort. Je suis un homme avant d'être un skieur, quand l'homme est un peu abîmé, pour le skieur c'est un peu plus difficile. Je ne sais pas comment je vais réagir les jours de course. Le premier entraînement (mardi) s'est passé difficilement... mais ça va aller de mieux en mieux !

C'est l'une des pistes les plus dangereuses, allez-vous réussir à être concentré à 100 % ?
J'ai l'expérience pour ça. Si j'avais été un gamin, ça aurait été différent. Le vécu va m'aider, je ne me fais pas trop de soucis. Et c'est un des "Kitz" les plus faciles que j'aie jamais vus. Au premier entraînement, c'était lisse et accrochant, on va voir comment ça va évoluer, mais ça m'a rassuré. Je n'ai pas l'habitude de baisser les bras, je ne vais pas me laisser faire non plus et essayer de faire les choses correctement. »

lire aussi : Toute l'actu du ski alpin

lire aussi : Le classement de la Coupe du monde (H)