Johann Zarco partira de la 2e ligne, avec une chance à saisir

Léna Buffa
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a toujours l'honneur d'être le premier pilote Ducati à l'issue de la deuxième journée du Grand Prix de Teruel, et pour cause. Sorti de la Q1 avec un temps de 1'47"3 réalisé in extremis, il a réussi à enchaîner en postant dès le début de la Q2 un chrono qui le place au milieu de la deuxième ligne de la grille de départ pour la course. Aucun autre pilote du constructeur italien n'a pu venir se mêler à la lutte pour les quatre première lignes.

"Ça s'est super bien passé", se félicite le Français. "J'ai même été surpris par ce temps en 1'47"3 en Q1. J'ai de mon mieux, mais j'ai clairement obtenu une énorme amélioration, et ça m'a beaucoup aidé parce que j'ai réédité ce chrono en Q2 et j'ai obtenu une super position. C'est bien de passer de tout en bas au top."

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Malgré cette issue heureuse à ses qualifications, Zarco reste conscient des difficultés globales du clan Ducati sur une piste qui, le week-end dernier déjà, les a mises à rude épreuve. "Ça reste difficile. Je pense qu'on souffre trop le matin. Il ne fait pas trop froid, mais je crois que ça reste limite pour nous et ça n'aide pas à être très en confiance. On peut donc peut-être être rapides, mais on peut aussi tomber. Cet après-midi, les sensations étaient bien meilleures et ça permet de mieux travailler sur soi."

"Pour presque rien, soit on n'existe pas soit on est au top"

"La semaine dernière, Jack [Miller] a fait une bonne Q1 et une bonne Q2, et cette semaine c'était moi", observe-t-il. "En Q1 j'ai fait un temps de 1'47"3, mais je crois que les trois gars derrière moi sont aussi en 1'47"3. Pour presque rien, soit on n'existe pas soit on est au top. C'est donc assez difficile, mais clairement ici, en Aragón, les Ducati ont plus de problèmes que ce à quoi on aurait pu s'attendre", admet le Français, qui suit toutefois une approche quelque peu différente de celle des chefs de file du groupe : "Je le prends comme un travail pour l'année prochaine parce que je suis celui qui n'a rien à perdre, je n'ai qu'à apprendre. Je peux donc essayer des choses et parfois ça fonctionne, parfois non."

Le pilote Avintia déplore deux nouvelles chutes aujourd'hui. La première, à la toute fin des EL3, qu'il a bouclés à la dernière place. "Ce qui m'a motivé c'est de voir que ça se joue à rien parce que celui qui était 11e ou 12e était à trois dixièmes. Donc tu ne peux pas abandonner à ce moment-là, car tu te dis que si tu as un petit mieux ça va te faire gagner dix positions, et donc ça permet de se motiver", décrit-il.

La seconde chute est intervenue dans son ultime time attack en qualifications. "Elle a été simplement causée par le fait que je poussais trop fort", explique-t-il. "J'ai essayé de freiner plus tard, d'entrer plus vite dans le virage, mais c'était peut-être un peu trop. En tout cas, même si c'était un bon dernier tour pour moi, j'aurais peut-être pu faire un dixième de mieux mais pas atteindre la première ligne."

Objectif performance pour la première moitié de la course

Cette qualification à la cinquième place, sa meilleure de la saison après sa pole position de Brno, offre à présent à Johann Zarco la possibilité d'avoir son mot à dire en course. Sa stratégie est clairement définie : pousser fort durant la première moitié de la course, puis gérer ses pneus.

"Avec un bon départ, j'aimerais bien utiliser vraiment le pneu soft pour les dix premiers tours, quasiment jusqu'à la mi-course, pour avoir un gros rythme et faire le trou avec les mecs de devant. Ça peut permettre d'avoir ensuite une deuxième moitié encore meilleure, mais sans me dire que je vais taper dans mes pneus. Pour moi, les pneus ont une performance à aller chercher sur une première moitié de course et c'est ensuite une performance à contrôler sur la deuxième partie. J'ai le souhait de faire mon trou et de partir avec les bons."

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Le pilote Avintia pense conserver demain le choix de pneus déjà opéré dimanche dernier, à savoir une gomme medium à l'avant et une tendre à l'arrière, un choix pour lequel il dispose déjà de beaucoup d'informations et qu'il peut tenter d'exploiter encore mieux que la semaine dernière grâce à des progrès accomplis ce week-end en pneus usés.

"Entre la semaine dernière et celle-ci, je pense que tout le monde s'est beaucoup rapproché et c'est pour cela que je pense qu'il faudra être rapide au début pour ne pas être gêné. Je peux avoir la vitesse, alors il faut vraiment que je saisisse [cette chance]. Ensuite, si je n'ai pas de problème au début de la course, je pourrai prendre du plaisir. Mais étant donné que tout le monde est si proche, je pense que le début de la course peut donner lieu à plus de bagarres que ce que l'on a eu la semaine dernière."