Jonathan Clauss après sa non-sélection pour la Coupe du monde : « Je n'avais pas les mots »

Jonathan Clauss est revenu sur sa non-sélection pour le dernier Mondial. (A.Martin/L'Equipe)

Au micro du Canal Football Club, Jonathan Clauss est revenu sur sa non-sélection pour la dernière Coupe du monde. Une épreuve douloureuse pour le Marseillais, mais pas la pire qu'il ait traversée.

C'est une épreuve forcément douloureuse que Jonathan Clauss a dû traverser en novembre dernier. Régulièrement présent dans les listes de Didier Deschamps en 2022, le latéral droit de l'OM (6 sélections) n'a pas été retenu par le sélectionneur des Bleus pour disputer la Coupe du monde au Qatar en fin d'année. Silencieux dans un premier temps, l'ancien Lensois avait posté un message d'encouragements sur ses réseaux sociaux. Au micro du Canal Football Club, ce dimanche, il est revenu sur son comportement la veille de l'annonce : « J'ai eu une intuition la veille, comme quand tu passes le bac et que tu sais que tu ne l'as pas. Je galère pour m'endormir et je vais sur Twitter. Je vois passer des informations, non officielles, qui disent que je serais hors course à cause d'un changement de système. Il y a cette petite adrénaline de se dire que ça ne peut pas être vrai. J'arrive à dormir, et le jour J, je n'arrête pas d'y penser. »

« Dans un flou total pendant une heure, une heure et demie »C'est alors que Clauss aborde le moment fatidique : « 20h arrive et je regarde pour la première fois de ma vie le JT (rires). À la fin de la liste, je n'avais plus de mots. Ma copine était à côté de moi mais j'étais dans le vide. Dans un flou total pendant une heure, une heure et demie. Ma mère a essayé de m'appeler quinze fois. Je n'avais pas les mots et ça m'a fait mal sur le coup. »

Lancé sur les jours qui ont suivi cette annonce et la dureté de cette épreuve, le natif de Strasbourg confesse qu'il est parvenu à relativiser avec le temps. « Il y a bien pire dans une vie que de ne pas être appelé pour une Coupe du monde alors que vous avez pu potentiellement y être, concède le numéro 7 olympien. Il y a de la déception, comme quand je n'avais pas été conservé à Strasbourg et que je sentais que je n'avançais pas dans le foot. Ce n'est qu'une question d'ego. Quand vous faites d'un rêve un objectif, c'est là que ça pique le plus. À un moment donné, j'avais plus de peine pour mes proches qui m'ont toujours poussé que pour moi. À 18 ans, je voulais dire à mes parents que j'avais signé pro à Strasbourg mais ce n'avait pas été le cas. Leur tristesse ce jour-là était plus grande qu'après ma non-sélection pour la dernière Coupe du monde ».

Un épisode qui semble totalement digéré pour Jonathan Clauss, auteur d'un bon match avec l'OM ponctué par deux passes décisives contre Toulouse (6-1) le 29 décembre dernier, et d'une entrée convaincante contre Montpellier ce lundi (2-1).