Jonathan Danty: "On est que des simples pions"

Trois semaines après l’affaire de la fusion avec le Racing, Jonathan Danty n’a toujours pas digéré l’attitude de ses dirigeants. Le centre international du Stade Français, courtisé par Toulon, s’interroge fortement sur son avenir un an avant la fin de contrat. Il s’est longuement confié à RMC Sport.

Un sentiment d’amertume

"On est reparti de l’avant mais aujourd’hui on ne sait pas de quoi demain sera fait. Le Stade Français reste mon club de cœur, mon club formateur. J’en veux un peu aux personnes qui ont, entre guillemets, manigancé ça. Pendant quelques mois, on fait traîner une éventuelle prolongation et au final, cela n’a jamais abouti. Maintenant, je connais les raisons. Je suis un peu déçu. On est que des simples pions. Après une blessure, on n’existe plus et dans dix ans on n’existera plus. J’ai l’impression qu’il faut maintenant penser à soi-même et plus forcément à l’amour d’un maillot. C’est assez triste. Ce n’était pas comme ça quand j’ai commencé le rugby. C’est bien que cette fusion n’ait pas eu lieu. On est en train de montrer que nous sommes solidaires et pas seulement des joueurs de passage dans ce club."

Une cassure avec les dirigeants

"Je ne sais pas si les dirigeants sont encore là pour longtemps.  On est allés en quart de finale du Challenge européen avec le staff sportif, les kinés et les joueurs. Hormis les supporters, il n’y avait personne d’autre pour nous soutenir. Pour les dirigeants, le but n’est pas de regagner notre confiance mais peut-être de se faire le plus petit possible. Je ne sais pas si c’est un sentiment de honte de leur part. J’avoue que ça ne doit pas être facile à gérer pour eux, pour le président...

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