Jour de Food - Le « ravito » étoilé de la navigatrice Isabelle Joschke, en lice pour la Transat Jacques-Vabre ce dimanche

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À bord de la « MACSF », le bateau d'Isabelle Joschke et Fabien Delahaye qui s'élance ce dimanche sur la Transat Jacques-Vabre, pas de conserve ni de sachet lyophilisé, mais des plats imaginés par un chef étoilé. Pigeon à l'olive-sauce tajine, couscous au chanvre, risotto aux champignons, nouilles chinoises aux crevettes, houmous de courge, riz au lait de coco et safran... Voici le ravito étoilé signé Éric Guérin qu'Isabelle Joschke et Fabien Delahaye vont déguster pendant leurs trois semaines de course à bord de l'Imoca MACSF. « J'ai toujours considéré l'alimentation comme un facteur de performance. À terre, j'ai envie de manger de bons produits, qui ne sont pas maquillés. Sur un bateau, la nourriture peut fatiguer, nous avons besoin de plats qui nous font du bien. Le fait de manger des plats façonnés par un chef étoilé ajoute du plaisir parce que c'est simplement délicieux », affirme la navigatrice franco-allemande. L'idée vient de Fabien Delaye, son co-skippeur, qui avait testé durant quatre jours, lors de la dernière Solitaire du Figaro, les plats d'Éric Guérin. Depuis 1995, le chef étoilé navigue sur la Mare aux Oiseaux, son restaurant de Saint-Joachim, en Loire-Atlantique. Ses plats signatures sur terre ? Le croquant de grenouille aux algues bretonnes, le filet de boeuf de brière, la burrata crémeuse et anguille fumée, ou encore le pigeon et poulpe escortés de pommes de terre fumées à la tourbe. Désormais, le chef dans le vent a ses grands classiques sur mer. « Il y a deux ans, alors que j'effectuais des travaux dans mon restaurant, j'ai rencontré l'entrepreneur Romuald Poirat. Il se lançait dans la Transat en double en tant qu'amateur. J'ai trouvé ça incroyable. Durant le deuxième confinement (lié à la pandémie de Covid-19, d'octobre à décembre 2020), nous sommes partis ensemble en catamaran en Martinique. » C'est alors que le chef étoilé a commencé à réfléchir à la popote sur le bateau. Avec Benjamin Larue, son bras droit, « on a trouvé une manière de raconter une vraie histoire, réussir à créer de l'émotionnel ». Avec les mêmes produits que ceux du restaurant étoilé (locaux et souvent biologiques), les deux hommes ont mis au point des recettes où le goût et les odeurs jouent un rôle capital. Les plats sont conditionnés dans des sachets appertisés, un procédé de conservation de longue durée consistant à stériliser le plat dans un récipient étanche. Pour assurer le ravitaillement à bord de la MACSF, le chef a mitonné, depuis son restaurant, une quarantaine de rations, histoire de permettre aux deux skippeurs de tenir les 5 800 milles nautiques à destination de la Martinique. « En mer, les marins perdent la notion de goût. On renforce donc beaucoup les assaisonnements et les épices, on ajoute aussi du piment. Il faut aussi s'adapter pour que le plat soit chaud le plus vite possible », poursuit le chef. Le reste du menu tournera autour de plats déshydratés afin d'alléger le poids du navire ; les mêmes que ceux qu'Isabelle Joschke consommait lors du dernier Vendée Globe. Sur le bateau, les deux marins se nourrissent à tour de rôle. « Isabelle ne veut pas manger dans le sac, elle préfère la casserole. Fabien, lui, préfère le sachet. On cherche constamment à améliorer les choses. Au début, ils prenaient ce qu'on faisait. Aujourd'hui, c'est du sur-mesure. Nous avons créé une carte avec 25 propositions de plats équilibrés, avec un bon apport nutritionnel. En course, ils ne mangent jamais deux fois la même chose », assure Éric Guérin. Les deux navigateurs auront même droit à un plat spécial au moment où ils passeront la bouée de l'archipel brésilien de Fernando de Noronha : du homard, plat de fête et de réconfort. En mer, Isabelle Joschke fonctionne à l'envie. « Quand il fera froid à la sortie de la Manche, j'aurai envie de plats chauds. » Son péché mignon ? La pâte d'amande : « J'en ai toujours avec moi. » Et le homard, donc, pour lequel la navigatrice en pince vraiment : « Je me le garde pour le moment où j'aurai le temps de l'apprécier. » De la Normandie aux Antilles, de la Mare jusqu'à la mer, son assiette aura fait un sacré voyage. Carnet de croûte La Mare aux Oiseaux, 223 Fedrun, Saint-Joachim (Loire-Atlantique), 02-40-88-53-01.

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