Le jour où Cristiano Ronaldo a signé au PSG

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Le jour où Cristiano Ronaldo a signé au PSG

Ça y est. Un an après la folle rumeur lancée par Jorge Mendes, Cristiano Ronaldo débarque à Paris, las de jouer dans le même championnat que le tout-puissant Lionel Messi. Ras-le-bol de passer pour l’éternel second du lutin argentin, bordel. D’ailleurs, si CR7 débarque à Paris, ce n’est pas pour l’argent, non. C’est « pour le projet sportif », déclare-t-il à son arrivée à Orly avec trois heures de retard, la faute à une grève surprise des pilotes de TAP Portugal. Cristiano est à Paris pour «donner du plaisir à la communauté» et défoncer le record de buts marqués sur une seule saison par son éternel rival et ainsi devenir - au moins statistiquement - le meilleur. Jorge Mendes en profite lui pour gratter 10 millions d’euros de commission sur les 100 millions du transfert, sans compter les trois ou quatre autres non déclarés et Bebé refilé pour cinq millions après un doublé en amical avec Beira Mar. A Lisbonne, le Sporting ramasse quelques millions en tant que club formateur, argent immédiatement réinvesti dans l’achat d’un avant-centre du NAC Breda. Bref, sur le marché, CR7 n’a pas d’égal : il est tellement fort qu’il est obligé de battre lui-même son propre record. Il coûte combien Lionel déjà ?

Immigration choisie

Après la traditionnelle poignée de mains d’une demi-heure avec Nasser Al-Khelaïfi et une brève conférence de presse où Cristiano assure le service après-vente à base de : « J’ai toujours rêvé de jouer au PSG » ou encore « Nous allons gagner la ligue des champions » et « Irina adore Paris » , place à la présentation sur la pelouse du Stade Duvauchelle. Pour rejoindre Créteil, la RATP a privatisé pour l'occasion un wagon de la ligne 8. Sur place, le Portugais retrouve des odeurs du pays. Un stand churrasco a été installé. Entre deux bouchées de frango assado, il porte à sa bouche une Super Bock mis à disposition par l’amicale franco-portugaise du 94. En homme de spectacle, Cristiano enchaîne jongles, roulettes et pompes. Touché par cet accueil, il annonce qu’il veut porter le numéro 94 et tant pis pour Jérémy Ménez qui en avait fait la demande le premier.

Mais il ne faut pas s’y tromper : malgré les 100 millions d’euros dépensés pour s’approprier l’ancien Madrilène, c’est bien le boss du PSG qui réalise une merveilleuse affaire. Compte tenu de la conjoncture économique du Portugal, le pays connaît sa plus grande vague de migration depuis les années 1970. Et inutile de dire que 80% des fuyards prennent le même itinéraire que Linda de Suza et Luis Rego en leur temps. Les maillots de la star partent comme des Tamagoshis en 2004. Sans parler des jantes et autres pots d’échappements siglés CR94 en vente à la boutique du club. En parallèle, le consulat portugais décide d'offrir un abonnement à tous les citoyens qui feront l’effort de renouveler leur carte d’identité arrivée à expiration...

Nouvelle ville, nouvelle vie

Pour que le dépaysement ne soit pas trop brutal, l’enfant de Madère ne quitte pas immédiatement le 9-4 et prend la direction des locaux de Radio Alfa pour son premier entretien exclusif. Une interview entrecoupée par quelques annonces pour les artisans du département (« Da Silva construction, 30 ans d’expérience dans le bâtiment»). Eh oui, à Radio Alfa, ils ont le sens des priorités. Après avoir évoqué pendant une grosse heure son amour de Paris et les avancements des travaux de sa villa de Villiers-sur-Marne, l'homme le plus cher du monde se dirige vers le Camp des Loges - aucun lien. Très vite, il s'interroge : « Pourquoi le centre d'entraînement se trouve dans un coin pommé, à des kilomètres du stade ? Bof... Je m'en fous. Au moins, je pourrai pousser mon Audi R8 à fond sur l'autoroute en chemin. D'ailleurs il faut absolument que je me procure ce fabuleux vinyle à coller sur ma vitre arrière. » Une fois sur place, stupeur : le Camp des Loges est beaucoup plus petit que la Ciudad Real Madrid, moins sophistiqué, moins beau, bref, plus nul.

Du coup, Cristiano est triste. Pour se consoler, il remonte dans son bolide et part claquer l’équivalent de six mois de budget de Gil Vicente Place Vendôme. Sur un coup de tête, il achète un duplex à 3 millions d'euros, histoire de calmer une Irina pas vraiment emballée par son choix d’élire résidence à Villiers, malgré la proximité d’un Ikea. Pas de souci pour le Portugais, son nouveau contrat a largement de quoi satisfaire ses caprices. Car en signant au PSG, il est devenu le joueur le mieux payé du monde avec 22 millions d'euros annuels. Suffisant pour qu’il célèbre ses buts normalement. Suffisant pour énerver le grand Zlatan, qui ne manque plus de louer les qualités humaines et professionnelles de Kevin Gameiro. Mais ça, c’est une autre histoire…

NB : Tout cela n'est qu'une fiction, toute coïncidence avec des faits réels serait purement fortuite.

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