Le journal de bord de Valentin Madouas, épisode 1: «Une atmosphère magnifique à Copenhague»

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© RFI
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Le jeune Breton Valentin Madouas dispute cette année son troisième Tour de France avec l’équipe Groupama-FDJ, au service de ses leaders David Gaudu et Thibault Pinot. Il nous raconte la course vue de l’intérieur du peloton, ses bons et ses mauvais moments, dans des carnets de route hebdomadaires.

Copenhague, paradis pour cyclistes

C’est la première fois que je prends le départ du Tour de France depuis l’étranger. C’est un peu déroutant au début, mais l’atmosphère à Copenhague est magnifique. On sent les Danois très heureux de nous accueillir. Je ne suis pas sûr qu’ils nous connaissent tous, mais il y a énormément d’encouragements, de chaleur et de passion.

On voit aussi beaucoup de personnes à vélo, des infrastructures qui sont adaptées à la pratique cycliste, des pistes quasiment sur toutes les routes. On a fait une petite sortie avec l’équipe pour se dégourdir les jambes, c’était très agréable, aucune frayeur, les cyclistes sont totalement respectés par les autres usagers de la route. C’est un exemple à suivre, une inspiration pour nos villes en France. Copenhague a été choisie, sans doute, aussi dans cette logique-là.

Le Covid-19, l’adversaire invisible

C’est ma troisième participation au Tour de France. Je vis les moments d’avant-course avec moins d’émotion qu’en 2020, l’année de ma première, mais quand même, je retrouve cette électricité, cette atmosphère tellement différente des autres courses de l’année. Je suis pressé d’en découdre, sans être stressé non plus, bref je profite. Bien sûr, il y a encore cette inconnue Covid. Heureusement, le protocole a été assoupli : un coureur peut continuer la course, s’il est asymptomatique, et je trouve cela logique.

De toute façon, un coureur vraiment malade ne peut plus défendre ses chances. Chez nous, Stefan Kung et Thibault Pinot l’ont eu récemment sur le Tour de Suisse. Ils sont formels : celui qui l’attrape et qui en souffre sur le Tour de France aura du mal à voir Paris. Un coureur touché est plus fatigué, il ne récupère pas totalement, donc pour lui la course devient une galère.

On n’a pas le choix, on doit continuer à composer avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête donc je préfère qu’on garde des mesures protectrices. Par exemple, j’ai eu un petit mal de gorge, rien de grave finalement, et je me suis isolé. On devient un petit peu parano avec tout ça et c’est vrai qu’en ce moment, avec le masque entre les plats, les dîners d’équipe sont un peu moins sympas qu’en général. On a hâte que ce Tour commence pour se libérer un peu de ce poids-là !

Garde du corps de David Gaudu

Sur ce Tour de France, l’équipe mise sur un leader unique : notre grimpeur David Gaudu. On va se mettre à son service pour l’épauler, le protéger, lui permettre de perdre le moins d’énergie et de temps possible lors de la première semaine, très piégeuse cette année, avec des risques de bordure (séparation du peloton provoquée par un fort vent de côté, ndlr), des pavés.

Je suis un coureur « passe-partout », donc je vais essayer de l’accompagner au maximum sur tous les terrains. J’aimerais aussi jouer ma carte personnelle sur une étape, si l’occasion se présente, mais l’objectif collectif est prioritaire. J’avais déjà connu ça avec Thibault Pinot (présent aussi cette année, dans un rôle de chasseurs d’étapes, ndlr) : le fait d’avoir un coureur candidat au classement général dans l’équipe pousse le groupe vers le haut et donne un peu plus d’intérêt aux premières étapes. Et David Gaudu, en plus d’être un ami, est un bon leader, il sait fédérer autour de lui, utiliser les formes, dire quand il n’est pas content, mais aussi quand ça se passe bien.

Tadej Pogaçar, l’homme à battre

Pour le maillot jaune, Tadej Pogaçar (le Slovène, double-tenant du titre, ndlr) est un ton au-dessus physiquement, il a une très belle équipe autour de lui, mais il n’est pas imbattable. Le Tour de France est tellement difficile et avec beaucoup d’imprévus. L’équipe Jumbo est très solide aussi, et elle sait manœuvrer sur les terrains piégeux des premières étapes. Tout le monde fera les comptes après quelques jours : qui est encore dans le match, qui est hors-jeu ? On fait le point dans une semaine.

Copenhague, Valentin Madouas

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