Judo - Euro - Amandine Buchard lancera les Bleus lors de l'Euro

L'Equipe.fr
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Cinq mois après un Euro à 8 médailles dont 5 d'or, la France possède encore de vrais atouts à Lisbonne. Dès vendredi, on suivra Amandine Buchard, n°1 mondiale en -52kg ; samedi, ce sera au tour de Marie-Eve Gahié et Margaux Pinot en -70kg.

Il y a tout juste cinq mois, la France avait terminé première nation lors des Championnats d'Europe à Prague avec huit médailles dont cinq titres. Sans doute sera-t-il difficile de rivaliser à Lisbonne, alors qu'une nouvelle édition va se dérouler entre vendredi et dimanche.

En cette saison olympique, et alors que (presque toute) la sélection féminine pour les Jeux de Tokyo a été annoncée il y a dix jours, certaines ont préféré faire l'impasse : Clarisse Agbegnenou (-63kg) et Madeleine Malonga (-78kg) ont plutôt choisi de disputer les Mondiaux à Budapest (6-13 juin) pour y conserver leur sceptre (il s'agirait même d'un cinquième titre pour Agbegnenou) ; la révélation Shirine Boukli (-48kg) et l'ébouriffante Romane Dicko (+78kg) seront, elles, alignées sur le Grand Slam de Kazan (Russie, 5-7 mai).

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Quant au seul garçon médaillé en République tchèque, Kilian Le Blouch (3e en -66kg), on ne devrait pas le revoir avant les JO. À l'image de Teddy Riner, solide vainqueur des Masters en janvier, qui se concentre sur la conquête d'un troisième sacre olympique historique et ne s'encombre pas de ne pas figurer parmi les têtes de série (il est n°15 mondial actuellement).

Duel pour un ticket olympique en -70kg
Mais ces absences ne doivent pas occulter quelques jolies joutes à suivre pendant trois jours. D'entrée, on suivra ainsi le parcours d'Amandine Buchard, n°1 mondiale en -52kg, et qui reste sur une victoire aux Masters, en ayant battu en finale la perle japonaise Uta Abe. À 25 ans, et après avoir manqué l'occasion en 2020, forfait sur blessure, la jeune femme a les moyens de conquérir un premier titre européen. Même chose d'ailleurs pour Sarah-Léonie Cysique en -57kg, quelques mois après sa médaille de bronze pragoise.

Mais le gros duel attendu, c'est celui qui opposera à distance Marie-Eve Gahié, n°1 mondiale et championne du monde 2019, et Margaux Pinot, n°2 mondiale, médaillé de bronze en 2019, qui reste sur une belle série et tentera à Lisbonne de décrocher un 3e titre européen en -70kg. Cette saine concurrence porte un enjeu majeur : une seule de ces deux-là disputera les JO, et ces Championnats d'Europe représentent l'ultime indicateur pour que les sélectionneurs tranchent et pointent celle qui ira au Japon.

Du côté des hommes, en l'absence de Riner, Le Blouch, mais aussi Axel Clerget, double médaillé mondial en -90kg, mais qui se remet doucement d'une commotion survenue en janvier, difficile de désigner les chefs de file bleus. On commencera par observer, vendredi, les deux Français engagés en -60kg : Walide Khyar, champion d'Europe en 2016, et qui reste sur une finale dans le Grand Slam d'Antalya (2e), et Luka Mkheidze, 3e de celui de Tachkent.