Judo - Europa League - Europa League : les Orléanaises titrées, Axel Clerget et Sucy battus en finale

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Alors que les Orléanaises d'Audrey Tcheuméo s'imposaient chez les femmes, les hommes de Sucy, emmenés par Axel Clerget, double médaillé mondial, ont décroché leur premier podium (2e) en Europa League, ce dimanche à Odivelas (Portugal). Le judo féminin va bien, merci pour lui. Qu'il s'agisse de ses internationales, qui ont ramené trois titres mondiaux cet été, ou de ses clubs, en attestent les résultats des Coupes d'Europe qui se sont disputées ce week-end à Odivelas, au nord de Lisbonne. Samedi, emmenées par la quadruple championne du monde Clarisse Agbegnenou et Amandine Buchard, les filles de Champigny avaient raflé la mise en Champions league ; dimanche, c'est l'US Orléans d'Audrey Tcheuméo, la championne du monde 2011 et double médaillée olympique, qui a renoué avec son prestigieux passé, décrochant la palme en Europa league, soit son 7e titre européen chez les femmes, mais le premier depuis 2008. Mieux, l'équipe de Sainte-Geneviève-des Bois s'est aussi glissée sur le podium, elle partage la 3e place avec les Russes de Krasnodar, derrière les Serbes de Ujisk Slavija. Champigny remporte la Champions League L'autre grosse performance française est à mettre à l'actif des hommes de Sucy Judo. Pour la première fois, le petit club qui ne cesse de progresser s'est invité sur un podium européen. Après deux 5es places, les protégés de Stéphane Auduc se sont qualifiés pour la finale, et s'ils ont plié face aux Géorgiens du Fighter (les Allemands d'Abensberg et les Grecs d'Aris complètent la tête du classement), cela ne peut altérer l'impression générale. « C'est une vraie réussite pour le club », savourait Axel Clerget. Toute l'actu du judo À 32 ans, le double médaillé de bronze mondial a profité de l'épreuve pour reprendre le chemin de la compétition. « J'aime bien, cela fait deux ans que je reprends comme ça, avec les copains, rappelait le jeune homme qui, de plus, a apprécié être aligné aux côtés d'Arthur, son frère cadet. Il y a deux kilos de tolérance, tu es porté par les copains, tu te remets doucement dans la réalité du combat... » Assumant son statut, Axel Clerget a gagné tous ces combats. Y compris le dernier, face à la nouvelle pépite géorgienne des moins de 90kg, le champion du monde juniors Lasha Bekauri. « Il m'a agressé mais j'ai réussi à prendre la mesure, soufflait le Français. Comme pour les autres combats, j'ai attendu les erreurs de mes adversaires et utilisé ce que je sais faire. » Evidemment, lui n'était pas aussi prêt que ses rivaux. Il n'a d'ailleurs repris le judo qu'il y a quinze jours. Au sortir des Mondiaux de Tokyo, et après ses vacances, Axel Clerget s'est d'abord imposé un gros bloc de prévention, de travail physique et foncier avec Christophe Keller. « Puis j'ai fait venir Frédéric Demontfaucon, le dernier champion du monde français dans ma catégorie (2001), mon expert technique. Mais j'ai commencé à avoir super mal, à ressentir comme des coups de poignards... » Les examens ont révélé une pubalgie qu'il a pris le temps de soigner. Quinze jours après une infiltration, Axel Clerget a donc repris le chemin des tatamis. Sans appréhension, avec l'envie de construire cette saison si particulière qu'il rêve de ponctuer par l'or olympique. « On ne change pas une équipe qui gagne », insiste-t-il. À l'Insep, il continue donc de travailler avec Christophe Massina et n'envisage pas de bouleverser son quotidien. Tout juste a-t-il avancé sa reprise de la compétition d'un mois, les Jeux ayant lieu un mois plus tôt que les traditionnels Mondiaux. « On va juste accepter de s'adapter par rapport à mon corps qui grimace parfois. Mais j'ai confiance », promet Axel Clerget qui a prévu, avant sa prochaine sortie lors des Masters à Qingdao (Chine, 12-14 décembre), d'effectuer un stage au Japon. Histoire de se (re)mettre dans l'ambiance...

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