Judo - Mondiaux (F) - Cinquième titre mondial en judo pour Clarisse Agbegnenou en -63 kg

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À 28 ans, la Française Clarisse Agbegnenou a été sacrée championne du monde pour la cinquième fois, en -63 kg, mercredi à Budapest (Hongrie). Et de cinq pour Clarisse Agbegnenou ! Après 2014, 2017, 2018, 2019, voici donc 2021 pour la Française, sacrée, pour la cinquième fois championne du monde, en -63 kg, mercredi à Budapest, après sa victoire en finale contre la Slovène Andreja Leski (par ippon). La Française de 28 ans (qui a disputé sa septième finale mondiale d'affilée, avec celles perdues en 2013 et 2015) se rapproche de la recordwoman du genre, la Japonaise Ryoko Tamura-Tani, consacrée à sept reprises (en -48 kg entre 1993 et 2007). lire aussi Clarisse Agbegnenou et Griedge Mbock : « Ça a été une année galère » Cinq combats, cinq victoires par ippon Exemptée du premier tour de ces Championnats du monde, Clarisse Agbegnenou n'a pas traîné pour son premier combat, remporté de manière autoritaire, au sol sur une immobilisation (osae komi) de la Danoise Laerke, alors qu'il restait 2'29'' à courir sur les 4 minutes réglementaires. Pour son deuxième combat, Agbegnenou était opposée à la sud-coréenne Han Heeju, 28e au ranking mondial. Face à une droitière un peu pénible, la gauchère française a dû se montrer patiente (une pénalité infligée pour un appui un peu trop appuyé avant que son adversaire n'en concède deux notamment pour fausse attaque) avant de pouvoir lancer une action en contre en bordure de tapis dans l'ultime minute de combat : un ura-nage d'abord compté waza-ari mais rapidement requalifié en ippon.

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En quarts de finale, la Française se voyait proposer Maylin Del Toro Carvajal, septième au Masters à Doha en janvier dernier. Longiligne et solide, la Cubaine (1,73m contre 1,62m) a tenté sa chance mais Agbegnenou a su, là encore, ne pas s'affoler, pour lancer l'enclenchement décisif à l'amorce de la dernière minute, et finir au sol sur une clé de bras (juji gatame) maîtrisée qui a contraint la Cubaine à taper et donc être battue. Une demie et une finale maîtrisée En demi-finale, Sanne Vermeer s'avançait sur le tatami, forte d'un bronze continental au Masters de Doha en janvier suivi d'un autre à Lisbonne. La jeune Néerlandaise (23 ans) a tenté sa chance d'entrée en contrant la Française dès les premières secondes de combat. Le coup de fouet idéal pour inciter Agbegnenou à verrouiller sa rivale et basculer en mode attaque, avec une liaison debout-sol, ponctuée par un étranglement contraignant la Néerlandaise à taper et donc abandonner. Une accession en finale sobrement saluée par un pouce levé de la taulière de la catégorie. En finale, la Française était donc confrontée à la Slovène Andreja Leski, numéro 5 mondiale et médaillée de bronze continentale, vainqueure en demi-finale de ces Mondiaux de la Vénézuélienne Anriquelis Barrios qui avait créé la sensation en battant, dès le deuxième tour, la Japonaise Nami Nabekura (golden score), dégageant ainsi le tableau des -63 kg. Pour son cinquième duel de la journée, Clarisse Agbegnenou a imposé son kumi-kata d'entrée poussant la Slovène à la faute (shido pour main en opposition). Pas de quoi décourager Leski qui n'a pas hésité à lancer des attaques, parées par la Française. Laquelle a su attendre le moment opportun pour lancer une action décisive (osoto maki komi) achevée une fois encore au sol, payant à 34 secondes du gong. L'or à Tokyo seul titre manquant Battue en finale des -63 kg aux JO à Rio en 2016 par la Slovène Tina Trstenjak, Clarisse Agbegnenou visera l'or à Tokyo, le 26 juillet prochain, le seul titre manquant à son palmarès XXL, fort également de cinq sacres européens. Ce mercredi, la sociétaire du Red Star de Champigny-sur-Marne (Val de Marne) a apporté au clan tricolore sa première médaille de ces Mondiaux. Première et unique pour le moment puisque l'autre Français engagé du jour, Alpha Djalo (-81 kg) a été battu d'entrée par le nord coréen Lee Moon jin. Alors qu'il menait waza-ari (grâce à un harai-goshi), Djalo a subi une attaque forte (ko-soto-gari) conclue au sol par son adversaire. De fait, Djalo (blessé aux côtes dix jours avant cette compétition) ne décroche pas le sésame pour les JO à Tokyo cet été. Pour la première fois depuis l'introduction des quotas en 1996, la France n'aura pas de représentant dans cette catégorie des -81 kg aux JO au Japon, le pays du judo.

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