Juillet 1999 - Belanov, le cuirassé d'Odessa

Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.

« L'Équipe » archive plus de 12 millions de photos. Chaque semaine, nous débusquons l'un de ces trésors cachés. En juillet 1999, Igor Belanov, Ballon d'Or 1986, prenait la pose à l'occasion d'un numéro spécial de France Football sur les marches de l'escalier Primorski.

Igor Belanov pose fièrement sur l'une des volées de marches les plus célèbres de l'histoire de son pays, et du cinéma. Devant le port d'Odessa, faisant office d'entrée dans la ville, le prestigieux escalier Primorski, était également nommé « Potemkine » pendant la période soviétique, en raison d'une scène culte du film de Sergueï Eisenstein Le cuirassé Potemkine, chef-d'oeuvre absolu du cinéma « de propagande », tourné en 1925, dans lequel un landau en dévalait les 192 marches et neuf paliers, au milieu d'une foule d'habitants pourchassés et pris pour cibles par les soldats du tsar.

Ce jour d'été 1999, c'est l'une des figures les plus populaires de la perle de la mer Noire, qui pose pour l'objectif de notre photographe. Nous avons retrouvé Igor Belanov chez lui, pour les besoins d'un numéro spécial de France Football sur l'histoire du Ballon d'Or. Belanov a gagné le trophée en 1986, grande année du Dynamo Kiev et de l'équipe d'URSS.

Pour la photo, il a posé avec une équipe de jeunes footballeurs réquisitionnés dans un club local, qui dévalent ici joyeusement la pente. Fier que nous nous soyons déplacés dans sa cité d'enfance, il nous l'a fait visiter dans les moindres recoins, du bureau du maire jusqu'aux immenses boîtes de nuit postées sur la plage, en passant par sa datcha familiale.

Aujourd'hui, vingt-trois ans, après, Igor Belanov, 61 ans, s'est porté volontaire et passe ses journées entre tranchées, casernements et hôpitaux, à la rencontre des jeunes soldats qui défendent la ville, redoutant une attaque russe (la ville a déjà subi plusieurs frappes de missiles).

Il leur signe des photos où on le voit avec son Ballon d'Or. Interviewé par le journal allemand Die Welt, celui qui a été l'un des plus grands joueurs de l'histoire de l'URSS dit son incompréhension : « Je ne sais pas ce qui leur passe par la tête (aux Russes). Je connaissais bien (Sergueï) Choïgou (le ministre de la Défense russe), je suis même allé le voir avec mon Ballon d'Or, il était toujours sympa avec moi. Maintenant, il commande les attaques contre nous. Je n'ai pas les mots... »

Retrouvez l'ensemble de nos photos de légende et nos unes mythiques dans notre boutique.

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles